La présence japonaise à la Biennale de Paris dans les années 1960 et 1970, ou comment « s’exprimer par des formes neuves, dans un monde nouveau »Séminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Photographie de l’œuvre Kûsô – Mizu [Le vide en toute chose – Eau] de Sekine Nobuo, vue d’exposition au musée de la Ville de Tôkyô, 1969, © Archives de la critique d’art

De par son envergure, la Biennale de Paris constitue une large vitrine des changements qui s’opèrent sur la scène artistique japonaise à partir des années 1960, alors que le Japon cherche à retrouver une place dans le paysage international après la Seconde Guerre mondiale.

Cette séance abordera la participation des peintres japonais et la redéfinition des pratiques picturales, la sculpture, les environnements et les artistes ayant gravité autour du mouvement Mono-ha, ainsi que la présence du groupe Provoke et de la photographie, au tournant des années 1970. Il s’agira également d’interroger les discours contemporains de ces œuvres, qui eux aussi tentent de se départir des modèles occidentaux. Parallèlement, l’on s’intéressera à l’exposition anthologique de la Biennale de Paris au musée Seibu à Tokyo en 1978.

Intervenants

  • Benoît Buquet (université de Tours)
  • Lilian Froger (université Rennes 2)
  • Françoise Nicol (université de Nantes)

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À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites, et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui. L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle a accueillie, les nombreuses transformations qu’elle a subies au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou inclure les activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ? Les séances de cette 2e année du séminaire se tiendront soit à l’INHA, soit, en présence de documents d’archives, à la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges-Pompidou ou aux Archives de la critique d’art à Rennes.

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel 

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

16 octobre 2018 - 17H-20H

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre