La participation, figures et échecs (autour du GRAV et de Frank Popper)Séminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Cinétisme, spectacle, environnement, Maison de la culture, Grenoble, 1968. Proposition du GRAV, des groupes T et N pour la scène du théâtre mobile. Photographie : Marie-Jésus Diaz.

Dès ses débuts, et tout au long des années 1960, la Biennale de Paris énonce le souhait de voir présentées des œuvres collectives, des « travaux d’équipe » réalisés en collaboration par des artistes de différentes disciplines et requérant une réception active, à la fois ludique et critique. Cette séance s’articule autour de deux moments qui font cristalliser à la fois ce désir de faire participer le public, et les limites qui lui sont inhérentes. D’un côté, le premier labyrinthe présenté par le Groupe de Recherche d’Art Visuel à la Biennale de 1963 permettra d’évoquer le rôle du jeu dans la transgression des attitudes spectatoriales. De l’autre, le travail de Frank Popper sera l’occasion de confronter sa réflexion sur la participation du public aux expériences qu’il a menées à l’époque, et en particulier lors des biennales de 1967 et 1969.

Intervenants

  • Marion Hohlfeldt (université Rennes 2)
  • Jean-Louis Boissier (université Paris 8)

À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui.

L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle accueillit, les nombreuses transformations qu’elle subit au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ?

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel

Comité scientifique

  • Mathilde Arnoux (Centre allemand d’histoire de l’art)
  • Paula Barreiro-López (Universitat de Barcelona)
  • Jérôme Bazin (université Paris-Est Créteil Val de Marne)
  • Nathalie Boulouch (université Rennes 2)
  • Pauline Chevalier (université de Besançon)
  • Elitza Dulguerova (INHA)
  • Catherine Gonnard (Institut national de l’audiovisuel)
  • Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky, Centre Georges-Pompidou)
  • Antje Kramer-Mallordy (université Rennes 2)
  • Laurence Le Poupon (Archives de la critique d'art)

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

16 janvier 2018 - 17H-20H

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre