En 2027, afin d’encourager les échanges nationaux et internationaux, l’INHA accueillera des chercheurs et chercheuses, pour une durée comprise entre 1 et 3 mois.

Les chercheurs qui résident en France métropolitaine ne sont pas éligibles à ce dispositif d’accueil.

La priorité sera accordée aux chercheurs et chercheuses confirmés (ayant soutenu leur thèse depuis au moins 5 ans) ou aux professionnels et professionnelles de l’histoire de l’art ayant acquis une expérience professionnelle équivalente, qu’elles ou ils soient affiliés à un établissement ou qu’elles ou ils soient indépendants.

Procédure d’attribution

Les propositions seront examinées par la directrice général de l’Institut, la directrice du département des études et de la recherche ou une personne la représentant, le directeur de la bibliothèque, le directeur scientifique du festival de l’histoire de l’art, un membre du conseil scientifique de l’INHA et une personnalité extérieure.

Le critère de sélection principal est l’excellence du projet, le caractère innovant de l’approche.

Le projet proposé doit être un projet de recherche individuel et non un projet institutionnel.

L’INHA prendra en charge les frais de voyage et d’hébergement (un aller-retour du domicile jusqu’à Paris et l’hébergement à hauteur de 1 300 € par mois).

Les chercheurs et chercheuses invités disposeront d’un poste de travail, d’un accueil à la bibliothèque de l’INHA et de l’accès aux ressources informatiques et documentaires offertes par le service de la documentation de la bibliothèque de l’INHA.

Les chercheurs et chercheuses qui résident dans un pays classé dans le groupe « moyen » ou « faible » suivant l’indice de développement humain (IDH) défini par le Programme des Nations unies pour le développement pourront solliciter une bourse supplémentaire de 1 300 € par mois.

Par ailleurs, les zones géographiques prioritaires inscrites dans le projet stratégique de l’INHA sont l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie, l’Europe orientale et le Moyen-Orient. L’INHA encourage les candidatures en provenance de ces régions géographiques prioritaires.

Composition du dossier de candidature

  • un curriculum vitae avec la liste des publications déjà parues (ou confirmées par l’éditeur)
  • un projet de recherche précisant l’état de l’art sur la question à traiter, la méthodologie envisagée, le calendrier prévu, les sources à consulter (4 pages maximum hors calendrier, bibliographie et liste des sources)
  • une lettre de motivation (précisant le cas échéant une demande de bourse supplémentaire pour les chercheurs et chercheuses éligibles, 2 pages maximum)

Pour toute question qui ne serait pas abordée dans la liste des questions fréquemment posées (FAQ), contactez la direction des études et de la recherche de l’INHA.

Les candidatures doivent être soumises en ligne sur le site de candidature de l’INHA

Date limite de candidature : 31 mars 2026

 

Résultats

2026

Le jury 2026 a retenu les huit dossiers suivants :

  • Virginia CARAMICO, Maîtresse de conférences à la Scuola IMT Alti Studi Lucca, pour son projet Un humanisme en couleur : la Tabula de vocabulis (…) colorum de Jean Lebègue (1431) et la rationalisation lexicographique des savoirs techniques dans le Paris du premier xve siècle;
  • Alexander NAGEL, Professeur à la State University of New York, pour son projet Les coquillages et l’environnement naturel dans la Perse achéménide, vers 550-330 av. J.-C. : le cas de Suse 
  • Daniela QUEIROZ CAMPOS, Professeure à l’Université Fédérale de Santa Catarina, pour son projet Horacio Hora à Paris : Trajectoires d’un artiste noir brésilien dans la capitale du xixe siècle 
  • Josefina SCHENKE, Professeure à l’Université Adolfo Ibáñez, Santiago du Chili, pour son projet Vestiges de l’altérité : origines, circulations, trajectoires et réception des objets d’art hispano-américains coloniaux dans les collections publiques françaises 
  • Zoë STROTHER, Professeure à l’Université de Columbia, pour son projet The Politics of Face in Modernist Primitivism. Focus: Africa 
  • Narcisse Santores TCHANDEU, Maître de conférences à l’Université de Yaoundé 1, pour son projet Collections Lecoq et Harter : retracer l’agentivité artistique, les marqueurs stylistiques et les « maîtres sculpteurs » à l’ouest du Cameroun 
  • Kerstin THOMAS, professeure à l’Université de Stuttgart, pour son projet Secrets de la matière et de l’outil. Le rôle des œuvres d’art et des pratiques artistiques dans la conception de la forme chez Henri Focillon 
  • Maddalena VACCARO, Maîtresse de conférences à l’Università degli Studi di Salerno, pour son projet Avant la destruction. Héritage et mémoire des systèmes décoratifs pavimentaux dans les grands monastères bénédictins (xixii siècles). Le cas de Cluny.

Rapport du jury

 

Foire aux questions

  • Non, il n’est pas nécessaire que le projet de recherche soumis soit en lien avec un ou plusieurs programmes de recherche de l’INHA, il est tout à fait possible de proposer un projet de recherche complètement différent de ceux qui sont portés par les chercheurs de l’INHA. En revanche, si le projet soumis peut avoir des liens avec des programmes de recherche existants à l’INHA, il est important de le mentionner dans la candidature. Les candidats peuvent aussi, s’ils le souhaitent, contacter les chefs de projet de programmes de recherche de l’INHA qui les intéressent pour échanger en amont de leur candidature.

    La liste des programmes de recherche est disponible sur le site de l’INHA .

  • Oui, les projets de recherche peuvent concerner des champs relevant de la muséologie dans la mesure où ils comportent une dimension d’histoire de l’art ou d’archéologie.

  • Le séjour de recherche peut être dédié aux recherches scientifiques préalables à un projet d’exposition. En revanche le travail lié à la production de l’exposition (réunions de travail pour la scénographie, la médiation, tournage de vidéos de médiation ou de communication, etc.) n’est pas éligible pour cet appel.

  • Le séjour de recherche doit permettre de rassembler les sources et la documentation nécessaires à un projet de recherche, il doit également permettre d’échanger avec différents chercheurs et professionnels à Paris et en région parisienne ou encore d’observer des œuvres conservées en France. En revanche le séjour de recherche n’est pas une résidence d’écriture.

    Le calendrier joint à la candidature doit ainsi justifier la durée du séjour demandé en indiquant clairement quelles ressources seront consultées pendant ce séjour parisien. Le jury pourra attribuer un séjour plus court que celui demandée si le calendrier de travail lui semble inadapté.

  • Il est possible de prévoir des déplacements en dehors de Paris, dans toute l’Île-de-France et dans la France entière. L’essentiel du séjour doit toutefois se dérouler en région parisienne. Les frais de déplacements en seront pas indemnisés, ils seront à la charge du lauréat ou de la lauréate.

  • Les recherches peuvent se dérouler dans la bibliothèque de l’INHA mais ce n’est en aucun cas une obligation. Il est donc possible de prévoir des recherches dans d’autres institutions ou archives privées, par exemple, ou même de mener ces recherches entièrement en dehors de la bibliothèque de l’INHA.

  • Oui, il faut intégrer une liste aussi complète que possible des ouvrages, sources, œuvres à consulter pendant le séjour de recherche. Les ressources disponibles en ligne ou les ouvrages facilement accessibles dans le pays de résidence des candidats ne justifient pas un séjour de recherche à Paris.

    Les candidats doivent donc consulter les catalogues en ligne des institutions qui les intéressent. Celui de la bibliothèque de l’INHA.

    L’inventaire des collections patrimoniales de l’INHA.

  • La lettre de motivation n’est pas un résumé du projet de recherche. Elle doit indiquer comment ce séjour de recherche s’inscrit dans la carrière du candidat ou de la candidate et dans un travail de recherche plus large. Elle doit justifier la nécessité du séjour parisien, montrer comment il s’articule avec d’autres travaux et séjours de recherche déjà menés, en cours ou à venir, et évoquer les suites de ce séjour de recherche (publication, exposition, etc.). La longueur attendue est d’une à deux pages.

  • Oui, il est possible de candidater dans ce cas si on a une expérience professionnelle équivalente, de 5 ans au moins (par expérience professionnelle on entend une activité professionnelle dans le domaine de l’histoire de l’art, de l’archéologie ou du patrimoine, à temps complet). Les docteurs qui ont soutenu leur thèse il y a moins de 5 ans ont la possibilité de candidater mais leurs dossiers ne seront pas prioritaires.

    Les doctorants ne sont en revanche pas éligibles, sauf s’ils ont déjà une expérience professionnelle importante (par expérience professionnelle on entend une activité professionnelle dans le domaine de l’histoire de l’art, de l’archéologie ou du patrimoine, à temps complet).

  • Seules les personnes résident dans un pays dans le groupe « moyen » ou « faible » suivant l’indice de développement humain (IDH) défini par le Programme des Nations unies pour le développement peuvent solliciter une bourse supplémentaire de 1 300€ par mois.

    Liste des pays par IDH

  • Le dossier de candidature peut être rédigé en français ou en anglais, il est aussi possible de rédiger une partie du dossier en français et l’autre en anglais. Les membres du jury sont en effet francophones et anglophones.

  • Non, il n’est pas attendu que les candidats aient contacté les autres institutions dans lesquelles ils souhaitent mener leurs recherches avant de déposer leur candidature.

  • Il n’est pas nécessaire d’avoir un bon niveau de français pour candidater, l’essentiel étant de pouvoir bien communiquer en anglais et d’être en mesure de mener sa recherche en France.