L'Esthétique de la technè. L'art selon Aristote et les théories des arts visuels au XVIe siècleRobert Klein ; Jérémie Koering ; Henri Zerner

Au milieu du xxe siècle, Robert Klein s’est attelé à une tâche immense : repenser l’art et son histoire à partir de la notion aristotélicienne de technè. Dans L’Esthétique de la technè, il montre de quelle façon cette conception artificialiste de l’art irrigue l’essentiel de la pensée et de la production artistique du XVIe siècle. L’œuvre maniériste, de Michel-Ange, Arcimboldo ou Cellini, a pour finalité de susciter la stupeur et l’émerveillement, autrement dit d’amener le spectateur à s’interroger sur les procès techniques qui l’ont fait advenir sous cette forme. Klein conteste ainsi le privilège de l’idée sur les moyens et offre une nouvelle vision, « aristotélicienne » plutôt que néoplatonicienne et idéaliste, de la Renaissance.

Édition scientifique, transcription et présentation par Jérémie Koering (CNRS, Centre André Chastel), avant-propos de Henri Zerner (Harvard University).

©  INHA, 2017 ; 320 pages ; format 17 x 26cm ; noir et blanc ; deux rabats ; Prix : 29€
Design original (ouverture et intérieur) : Yoan De Roeck ; mise en pages ; Débora Bertol.
ISBN : 978-2-917902-37-0

Disponible en librairie et en ligne sur le Comptoir des presses d’universités à partir du 10 mai 2017

Autour de l'ouvrage

7 juin 2017, journée d'études L’effet « Inédit » autour de l'ouvrage
8H30 - 18H, Institut national d'histoire de l'art, salle Vasari
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À propos de l'auteur

Né en 1918 en Roumanie, Robert Klein, se forme à la médecine, à la philosophie et aux sciences. Déchu de sa nationalité roumaine après la seconde guerre mondiale, il se réfugie en France où il poursuit ses études de philosophie et d’histoire de l'art de la Renaissance. Après l’obtention d’un diplôme d’études supérieures sous la direction d'Étienne Souriau, il travaille aux côtés d’Augustin Renaudet à l’École Pratique puis de Marcel Bataillon au Collège de France, avant de devenir le collaborateur régulier d’André Chastel à la Sorbonne. C’est sous la direction de ce dernier qu’il entreprend en 1960 une thèse consacrée à l’esthétique de la technè.

Klein s’est donné la mort en avril 1967 à la Villa I Tatti, au moment où il parachevait, en qualité de boursier, une étude des Tarots de Mantegna. Quelques années plus tard, André Chastel publie un recueil de ses articles sous le titre La Forme et l'Intelligible (Paris, Gallimard, 1970).

Ses archives ont été déposées à l'Institut national d'histoire de l'art.