Catalogue des œuvres des collections de Jacques Doucet

L'ensemble de sa collection fut en grande partie vendue et dispersée dès 1912 par des ventes successives. Un travail de reconstruction de ces collections, principalement réalisé à partir des catalogues de ventes.

Jacques Doucet (1853-1929), fondateur de la bibliothèque d’Art et d’Archéologie (aujourd’hui Bibliothèque de l’INHA), ainsi que de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, fut l’un des plus grands collectionneurs de son temps. Entre 1896 et 1912, il acquit un très bel ensemble d’œuvres d’art du XVIIIe siècle, dont une grande partie fut vendue aux enchères en 1912 afin de financer le développement de sa bibliothèque d'histoire de l'art et d'une nouvelle collection ; aux pastels, dessins, peintures, objets d’art des La Tour, Fragonard, Watteau, Chardin, Hubert Robert, succéda aussitôt une nouvelle collection d’œuvres modernes, de Degas, Cézanne, Manet, Van Gogh, puis une autre de contemporains tels Matisse, Picasso, Braque, Modigliani, Picabia, Masson, De Chirico… Collectionneur et mécène, il est le premier à acquérir le tableau "Les Demoiselles d'Avignon" de Picasso en 1924. Initiateur du style Art Déco en France, il collabora avec de nombreux artistes dont Rose Adler et Pierre Legrain, et fit aménager le "Studio Saint-James" à Neuilly pour loger ses collections.
L'ensemble de sa collection fut en grande partie vendue et dispersée dès 1912 par des ventes successives, puis à sa mort et à celle de sa femme. Seules quelques œuvres du collectionneur furent conservées par sa descendance, ses neveux et héritiers Jean et Paulette Angladon-Dubrujeaud, fondateurs du musée Angladon à Avignon. Quelques œuvres d'art, acquises du vivant de Doucet, comme un tableau de Modigliani et des dessins de Boucher, sont conservées au musée d'Avignon.
Un travail de reconstruction de ces collections, principalement réalisé à partir des catalogues de ventes, est en cours. Certaines œuvres continuent de circuler sur le marché de l’art. Cela nécessite un travail minutieux de dépouillement, de recoupement, d’enquête tant dans les centres de documentation des musées à travers le monde entier qu’auprès des marchands. Il doit aboutir à la mise en fiche de chaque œuvre (selon les normes d’un catalogue raisonné), lesquelles fiches ont été intégrées à Agorha.