Contre-cultures et psychiatrie radicale en Angleterre : autour de Kingsley Hall et Mary BarnesSéminaire « INHALab. Association ATHAMAS – Art et antipsychiatrie »

Pablo Berbén, « Laing y el pensamiento psiquiátrico », Triunfo, n°536, 6 de enero de 1973, p.24 / Couverture de SPK, Faire de la maladie une arme, avec une préface de Jean-Paul Sartre, KRRIM, 1995 (traduit de l’allemand, première édition 1972) / Gustav Metzger, Acid Action Painting (South Bank demonstration), Londres, 1961 / Florencia Rodríguez Giles, Faire la nuit, 2017, Performance, masques et costumes, dessins (détail), Production Labanque / Nocturnal Emissions, affiche de concert, Loft, Berlin, 6 août 1983, collection particulière.

Courant protestataire de pensée et de pratiques aux allures protéiformes, l’antipsychiatrie s’inscrit dans un contexte global de contestation radicale, si bien que sa portée dépasse le domaine strictement médical pour investir les champs du social, du politique et de l’artistique. Étayée par une abondante production théorique et de nombreux débats publics, la prégnance de la pensée antipsychiatrique au sein des contre-cultures des années 1960 et 1970, en particulier, est une référence presque incontournable des études historiques et critiques sur la période.Le nombre conséquent d’artistes de différentes générations qui soulignent l’importance de ce courant pour leur propre pratique créatrice (de Robert Morris à Carolee Schneemann, Jean-Jacques Lebel ou encore Luke Fowler) confirme la place prépondérante dans le champ culturel de ce corpus théorique et des projets socio-politiques qu’il a pu porter.

Intervenants

  • Joseph Berke (psychanalyste et psychothérapeute)
  • Adrian Chapman (professeur associé, université d’État de Floride à Londres et université Notre-Dame – États-Unis à Londres)

Séance en anglais

À propos du séminaire « INHALab. Association ATHAMAS »

Créée en 2018, l’association ATHAMAS rassemble des chercheurs en histoire de l’art autour d’un projet visant à interroger les pratiques artistiques expérimentales de la deuxième moitié du XXe siècle à nos jours, et les théories de l’antipsychiatrie qui apparaissent et se développent au cours des années 1950 à 1970. Son ambition est d’initier une plateforme interdisciplinaire de recherche destinée à fédérer des initiatives engagées dans le domaine d’une porosité entre productions visuelles et antipsychiatrie.

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

8 avril 2019 - 15h-17h
Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d'histoire de l'art
6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne 
75002 Paris

Entrée libre