Les Sociétés des Amis des Arts, de 1789 à l’après-guerreProgramme en cours

Affiche de l'exposition annuelle de la Société des mis des rts de Seine-et-Marne, exposition annuelle, 1890 (BNF Galica).

Ce programme vise à établir un répertoire des sociétés d’amateurs dont le but était l’encouragement de l’art contemporain à l’échelle locale. Il ambitionne de reconstituer leurs structures administratives, leurs réseaux et leurs activités et de recenser les archives, la bibliographie et l’iconographie s’y rattachant.

Les Sociétés des amis des arts se sont massivement développées en France au cours des XIXe et XXe siècles. Ces lieux de sociabilité ont fédéré des amateurs qui se sont donnés pour mission de promouvoir le goût pour les arts dans leur ville ou leur département et d’encourager la production artistique contemporaine en organisant des expositions et en entretenant un vivier d’artistes régionaux. En synergie avec les municipalités, elles ont également contribué à fonder ou à enrichir les musées de province.

Le programme « Les Sociétés des amis des arts » prétend recenser toutes les sociétés d’amateurs indifféremment dénommées « amis », « cercle », « union » ou « association », créées entre les années 1789 et l’après-guerre. Leur implantation locale constitue un maillage territorial dense. Près de trois cents sociétés ont été répertoriées sur le territoire métropolitain, mais aussi d’outre-mer et des anciennes colonies du nord de l’Afrique. Ces corps intermédiaires entre la société civile et les institutions officielles s’avèrent essentiels pour qui veut comprendre la réalité des mondes de l’art dans la France post-révolutionnaire. Leur rôle dans la pratique, la diffusion et l’appréciation des beaux-arts demeure indissociable du développement des expositions dans nombre de centres urbains d’inégales importances.

Mal connues, inégalement étudiées, les Sociétés des amis des arts n’ont jamais fait l’objet d’une synthèse nationale et les travaux, pourtant nombreux, qui leur ont été consacrés dans la littérature grise sont peu diffusés. Considérant ces sociétés comme de véritables « mondes » artistiques, ce programme s’attache à reconstituer leurs structures administratives, leurs réseaux et leurs activités. Les recherches ont conduit à faire émerger de nouvelles sources et à affiner la compréhension sur le marché de l’art, les sociabilités et la critique artistique en province. En cela, ce programme contribue à décentraliser l’histoire de la carrière, de la production et de la réception des artistes souvent envisagée au seul prisme parisien.

Équipe INHA

  • Frédérique Desbuissons, conseiller scientifique (2012-2016)
  • Elitza Dulguerova, conseillère scientifique (2016-2017)
  • Servane Dargnies, pensionnaire (2015-2019)
  • Léonie Marquaille, chargée d’études et de recherche (2012-2015)
  • Piyush Wadhera, chargé d’études et de recherche (2013-2016)
  • Katia Schaal, chargée d’études et de recherche (2015-2019)

Collaborateurs scientifiques

Claire Barbillon (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Poitiers, 2015-2017) ; Arnaud Bertinet (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2015-) ; Alain Bonnet (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Grenoble, 2014-2017) ; Gérard Bruyère (documentaliste, musée des Beaux-Arts de Lyon, 2014-2016) ; Nicolas Buchaniec (docteur en histoire de l’art, 2013-) ; Catherine Chédeau (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Franche-Comté, 2015-) ; Dominique Dussol (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2013-) ; Pierre-Claude Giansily (conservateur des antiquités et objets d’art de Corse-du-Sud, 2015-) ; Laurent Houssais (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Bordeaux Montaigne, 2014-) ; Armelle Jacquinot (chercheuse indépendante, 2014-) ; Christelle Lozère (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universités des Antilles et de la Guyane, 2015-) ; Claire Maingon (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Rouen, 2014-2017) ; Florent Miane (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Quimper, 2015-) ; Antonio Mendes Da Silva (In Visu, 2013) ; Anne-Doris Meyer (chercheure et commissaire indépendante, Strasbourg, 2014) ; France Nerlich (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Tours, 2015-2017) ; Michel-Édouard Nigaglioni  (conservateur des antiquités et objets d’art de la Haute-Corse, 2015-) ; Pierre Pinchon (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Aix-Marseille Université, 2015-) ; Pierre Sérié (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Clermont-Ferrand, 2016-2018) ; Bernard Thaon (docteur en histoire de l’art, chargé d’enseignement à l’Université d’Avignon, 2015-2018) ; Bertrand Tillier (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Bourgogne, 2014-2017) ; Udolpho van de Sandt (chercheur indépendant, Venise/Paris, 2014) ; Nicolas Zmelty (maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Picardie, 2015-2018)

Partenaires scientifiques

  • UMR 5190 LARHRA - Université de Grenoble
  • EA 3831 GRHis - Université de Rouen
  • Université de Tours
  • Université de Picardie

Base de données

  • La base AGORHA accueille les notices de chacune de ces sociétés sous la forme d’un répertoire. Chaque fiche analytique détaille la formation, l’organisation administrative, l’histoire, les activités diverses et les membres qui les ont animées, tout en signalant les sources d’archives, la bibliographie et l’iconographie disponibles.
    Une première publication en ligne propose depuis novembre 2018 un ensemble relatif aux régions de l’Est, de la Normandie, de la Picardie, de la Touraine, en plus de quelques grandes villes du Sud de la France ainsi que d’Alger, Grenoble et Clermont-Ferrand. La publication des notices se poursuivra au printemps 2019.
    → Voir la base dans AGORHA

En cours d’étude :

Limoges, Niort, Poitiers par Claire Barbillon, professeure d’histoire de l’art contemporain, Université de Limoges (2015-2017).

Île-de-France (sauf Paris) par Arnaud Bertinet, maître de conférences en histoire du patrimoine et archives visuelles, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2015-).

Grenoble ; Nantes : notices saisies par Katia Schaal d’après les recherches d’Alice Ensabella sous la direction d’Alain Bonnet, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Grenoble (2014-2017).

Lyon : Gérard Bruyère (documentaliste, musée des Beaux-Arts de Lyon, 2014-2016).

Nord ; Toulouse par Nicolas Buchaniec, docteur en histoire de l’art contemporain, chercheur indépendant (2013-).

Besançon par Catherine Chédeau, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Besançon (2015-).

Bordeaux ; Pau par Dominique Dussol, professeur en histoire de l’art contemporain, Université de Pau et des Pays de l’Adour (2013-).

Nancy ; Metz ; Mulhouse par Alice Ensabella et Katia Schaal.

Ajaccio par Pierre-Claude Giansily, conservateur des antiquités et objets d’art de Corse-du-Sud : les sociétés de Corse du Sud (2015-).

Bayonne-Biarritz ; Tarbes ; Moulins ; les Colonies par Laurent Houssais, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Bordeaux Montaigne (2014-).

Œuvres achetées et vendues par les Sociétés des Amis des Arts par Armelle Jacquinot, chercheuse indépendante (2014-).

Antilles par Christelle Lozère, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universités des Antilles et de la Guyane (2015-).

Normandie par Mélodie Cotard et Solène Sanzio sous la direction de Claire Maingon, maître de conférences en histoire de l'art contemporain, Université de Rouen, 2014-2016).

Bretagne par Florent Miane, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Quimper (2015-).

Tours par Brice Langlois sous la direction de France Nerlich, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Tours (2015-2017).

Bastia par Michel-Édouard Nigaglioni, conservateur des antiquités et objets d’art de la Haute-Corse (2015-).

Provence et Côte-d’Azur par Pierre Pinchon, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Aix-Marseille Université (2015-) et par Bernard Thaon, docteur en histoire de l’art, chargé d’enseignement à l’Université d’Avignon (2015-).

Vosges ; Strasbourg ; Sud-Ouest (notamment Montpellier et Nîmes) par Katia Schaal, chargée d’études et de recherches, INHA (2015-2019).

Clermont-Ferrand : notices saisies par Katia Schaal d’après les recherches de Pierre Sérié, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Clermont-Ferrand (2016-2018).

Dijon par Bertrand Tillier (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Bourgogne, (2014-2017).

Société française des Amis des Arts (Paris) par Piyush Wadhera, chargé d’études et de recherches, INHA (2014-2016).

Picardie par Mathilde Botreau Roussel sous la direction de Nicolas Zmelty, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Picardie (2015-2018).

 

2018

Journée d'études

  • Les Sociétés des amis des arts. Bilan et perspectives
    12 novembre 2018, INHA, salle Vasari
    Voir dans l'agenda