Christelle LozèreChercheuse invitée

Christelle LOZÈRE est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université des Antilles (UMR 8053 LC2S, équipe FRACAGE). Elle se consacre à l’étude des réseaux d’artistes — peintres, sculpteurs, illustrateurs —, natifs ou non de la Caraïbe, et leurs circulations en contexte impérial post-esclavagiste. Ces espaces de recherches comprennent les Antilles françaises en particulier et la Caraïbe en général, à la fois comme espace de vie et comme lieu d’inspiration, mais également comme points d’ancrage, au sein de l’espace atlantique. Spécialiste des expositions coloniales au XIXe siècle, sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université Bordeaux-Montaigne (dir. Dominique Jarrassé), a été récompensée par le Prix du Musée d’Orsay 2011. Auteure de Bordeaux colonial 1850-1940 (Éd. Sud Ouest, 2007), ses derniers articles sont consacrés à l’histoire de l’art antillais. Elle est actuellement manager du programme de recherches « Acteurs, images et pensées en réseaux, Europe/Caraïbe 1920/1946 », lauréat de la FMSH Monde(s) en mutation 2018-2020.

 

Publications

Ouvrage personnel

  • LOZÈRE Christelle, (préface Dominique Jarrassé), Bordeaux colonial 1850-1940, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, collection référence, 2007, 256 p.

Participations à des ouvrages scientifiques collectifs avec comités lecture

  • LOZÈRE Christelle, « Expositions commerciales et identité́ coloniale dans les villes portuaires françaises », Soi, l’autre et l’ailleurs. Images et imaginaires des villes portuaires de l’Europe atlantique et méditerranéenne (XVIIIe-XXIe siècles), CNRS Éditions, à paraître.

  • LOZÈRE Christelle, « La présence à Paris des artistes antillais. De l’académisme des Salons à une créolité artistique affirmée », in Paris Créole, son histoire, ses écrivains, ses artistes XVIIIe-XXe siècle (dir. Erick Noël), Presses Universitaires de la Nouvelle-Aquitaine, chapitre XIV, p. 140-154, janvier 2020.

  • LOZÈRE Christelle, « La place de l’objet exotique dans les expositions coloniales françaises (1850-1900): impact sur les regards », in Poétique et politique de l’altérité : colonialisme, esclavagisme, exotisme XVIIIe-XXIe siècles (dir. Karine Bénac-Giroux), Éditions Garnier, collection "Rencontres", Série Le Dix-Huitième, n°31, novembre 2019, p. 287-300.

  • LOZÈRE Christelle, « Des artistes aux Antilles », in La collection de peintures du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac (dir. Sarah Ligner), Catalogue de l’exposition « Peintures » du 30 janvier au 28 novembre 2018, Paris, Ed. Skira, 2018, notices, p. 144-145.

  • LOZÈRE Christelle, « Architectures et arts de vivre des élites des Antilles françaises au XVIIIe siècle », Un monde créole, Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle, (dir. Annick Notter et Erick Noel), La Rochelle, Ed. La Geste, décembre 2017, p. 72-80.

  • LOZÈRE Christelle, « Germaine Casse et la mission de 1923 en Guadeloupe un mirage politique ? », Nos artistes aux colonies , Sociétés, expositions et revues dans l’empire français 1851-1940, sous la direction de Laurent Houssais et Dominique Jarrassé, Paris, Éditions Esthétiques du Divers, 2015, p.140-157.

  • LOZÈRE Christelle, « Le rôle des images dans la diffusion des savoirs sur les plantes médicinales des Antilles », in L’usage des plantes médicinales aux Antilles et en Guyane. Les remèdes anciens au fil du temps, sous la direction de François Pagney, Paris, Karthala, Collection Terres d’Amérique, n°9, novembre 2015, p. 37-59.

 

Projet

Étudier la présence des artistes originaires des Antilles dans les Salons officiels parisiens (1848-1946)

Le projet au sein de l’INHA portera sur l’analyse de la présence des artistes peintres, des sculpteurs et illustrateurs originaires des Antilles françaises dans les Salons officiels parisiens sous le second empire colonial. Il s’agira d’abord d’identifier les individus par le dépouillement des catalogues d’expositions entre 1848 et 1946. Dans cette perspective, la recherche s’intéressera tout autant aux artistes, à leurs espaces de créations (ateliers) et d’expositions qu’à leurs œuvres. Elle permettra d’examiner des trajectoires individuelles et les dynamiques collectives, mais aussi les échanges culturels et artistiques qui animent et nourrissent leurs réseaux. Un intérêt particulier sera porté à la présence des artistes « noirs » antillais, à leurs capacités à émerger sur la scène artistique parisienne, à leurs reconnaissances en contexte impérial.