Actualités des alumni

Vous trouverez ci-dessous les actualités des alumni de l'INHA. Pour nous signaler des actualités ou pour toute demande, n'hésitez pas à vous adresser à alumni @ inha.fr

Nouvelle publication"Wider das Verschwinden der Dinge" par Matthias Noell, chercheur invité à l'INHA en 2015

Chercheur invité à l'INHA en 2015, Matthias Noell a travaillé sur le thème de "L'invention de l'inventaire - Une histoire comparative du patrimoine" durant son séjour à Paris. Ses recherches viennent d'aboutir à la publication d'un ouvrage intitulé Wider das Verschwinden der Dinge aux éditions Wasmuth & Zohlen (Berlin).

 

"Le  travail de recensement, de description, d'illustration et de classification de l'architecture réalisé dans le cadre de l'inventaire des monuments a rendu accessible les bâtiments et les oeuvres d'art du passé à un large public et a permis aussi d'assurer leur préservation sur le long terme. Tout en retraçant l'histoire des idées de ce grand projet européen, Wider das Verschwinden der Dinge met en lumière les difficultés scientifiques, méthodologiques et administratives pour développer cet inventaire monumental par delà les frontières nationales de la France, de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse. Matthias Noell analyse de façon fine et exhaustive les innombrables initiatives mises en oeuvre entre 1789 et 1913 pour établir et publier ces inventaires qui s'avèrent, aujourd'hui encore, d'une importance fondamentale pour l'étude de l'architecture et ses discours."

Nouvelle publication"Le siècle de Labrouste. Un élève, un maître, un ami". Textes rassemblés par Jean-Philippe Garric, conseiller scientifique à l'INHA entre 2006 et 2012, et Marc Le Coeur

Jean-Philippe Garric, conseiller scientifique à l'INHA entre 2006 et 2012, et Marc Le Coeur viennent de faire paraître aux éditions des Cendres l'ouvrage intitulé « Le siècle de Labrouste. Un élève, un ami, un maître» qui fait suite au colloque « Labrouste et son temps » organisé en 2012 par la Bibliothèque nationale de France, la Cité de l‘architecture et du patrimoine et l’Institut national d’histoire de l’art.

 Avec des essais de Corinne Bélier, Martin Bressani, Hervé Doucet, Fabienne Doulat, Jean-Philippe Garric, Ralph Ghoche, Marie-Agnès Gilot, Marc Grignon, Guy Lambert, Marc Le Cœur, Sigrid de Jong, Natacha Lubtchansky, Caroline Soppelsa & Estelle Thibault.

Auteur de deux réalisations magistrales, la bibliothèque Sainte-Geneviève et la Bibliothèque nationale, qui abrite aujourd’hui également la Bibliothèque de l’INHA, Henri Labrouste (1801-1875) présente à la fois l’image d’un enfant prodige du système – pensionnaire de la villa Médicis, chef d’atelier, puis membre de l’Institut – et celle d’un artiste en marge, introverti et indocile.

Si l’historiographie a parfois souligné leur portée novatrice, notamment dans l’emploi qu’il fit du métal, sa démarche et son œuvre s’enracinent pourtant dans son siècle, que l’architecte semble avoir traversé en trois temps : à l’École, puis à Rome, il est d’abord Labrouste  jeune, ce qui le distingue de son aîné Théodore, également élève architecte, au mitan de son parcours, il gagne un prénom, orthographié parfois « Henry », anglomanie oblige, enfin, dans ses dernières années, son nom seul suffit à le désigner.

Ce livre reflète ces trois grandes séquences, qui impliquent aussi trois générations successives : celle de ses maîtres, architectes d’un autre siècle qui, de Charles Percier à Antoine Laurent Thomas Vaudoyer, portèrent l’architecture Beaux-Arts sur les fonts baptismaux, celle de ses condisciples et de ses compagnons, souvent qualifiée de « génération romantique », celle, enfin, de ses nombreux élèves et de ses enfants, qui connaîtront les développements du béton armé et les prémices des mouvements modernes. De sorte que, des années 1780, où se dessine la gloire de ses aînés, jusqu’à la fin des années 1920, où sa fille publie ses « souvenirs » et parachève sa légende, les essais réunis ici inscrivent l’architecte dans un très long xixe siècle, mais aussi dans un paradoxe. Labrouste, considéré à juste titre comme l’un des enfants les plus audacieux des Beaux-Arts, y apparaît moins comme une figure singulière que comme le fil conducteur d’une histoire qui lie les derniers feux de l’Académie royale d’architecture aux élans de l’entre-deux-guerres.

 

Nouvelles nominations

L'INHA se réjouit d'apprendre les récentes nominations de quelques-unes de ses alumni au cours de l'année 2020 :

- Julie Ramos, conseillère scientifique à l'INHA entre 2009 et 2013, a été nommée professeure des universités en histoire de l'art contemporain à l'Université de Strasbourg.

- Florence Duchemin-Pelletier, pensionnaire à l'INHA entre 2015 et 2019, a été nommée maîtresse de conférences au département d'histoire de l'art de l'Université Rennes 2.

- Laura Karp Lugo, chargée d'études et de recherche à l'INHA entre 2007 et 2011, a été nommée maîtresse de conférences en histoire de l'art contemporain à l'Université de Lorraine.

 

Nouvelle publication"Art et fascisme – Peindre l'italianité (1922-1943)" par Lucia Piccioni, chargée d'études et de recherche à l'INHA de 2008 à 2012

Lucia Piccioni, chargée d'études et de recherche à l'INHA de 2008 à 2012, vient de publier l'ouvrage issu de sa thèse aux Presses du réel. Intitulé Art et fascisme - Peindre l'italianité (1922-1943), son livre propose une reconstruction du vaste réseau d'images et de textes qui donnent forme au totalitarisme fasciste italien.

Lucia Piccioni a soutenu sa thèse de doctorat en 2015 à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en cotutelle avec la Scuola Normale Superiore de Pise sous la direction d'Éric Michaud et de Mario Pezzella. Elle a obtenu pour ce travail le prix annuel de la meilleure thèse de l'EHESS. Elle est actuellement lauréate du programme europpéen d'Actions Marie Skłodowska-Curie et poursuit ses recherches sur la culture visuelle et matérielle en œuvre dans l'invention des catégories raciales en Italie.