Fonction

Post-doctorante SNR

Type

Annuaire des personnels scientifiques de l'INHA

Domaine

Histoire des disciplines et des techniques artistiques

Johanna Daniel est post-doctorante au Service numérique de la recherche depuis novembre 2025. Son projet post-doctoral porte sur les usages numériques en histoire de l’art, et sur les pratiques d’annotations visuelles. Au sein du DER, elle organise le séminaire « Annotation visuelle avancée pour l’histoire de l’art et l’archéologie ».

Elle est également la cheffe de projet pour la rédaction du guide méthodologique accompagnant la mise en œuvre de l’article 28 de la loi pour la programmation de la recherche, relatif à l’utilisation d’images dans les publications scientifiques en accès ouvert. Dans ce cadre, elle co-pilote un groupe de travail au sein d’Ouvrir la Science.

Parallèlement, elle enseigne à l’École du Louvre, où elle est chargée des travaux pratiques de la spécialité estampe depuis 2014, des cours magistraux de technique de l’estampe en troisième année depuis 2021. Elle coordonne également le séminaire transverse de master 2 consacré à l’Open Content, aux institutions muséales et à Wikipédia.

Antérieurement, Johanna Daniel a été ingénieure de recherche sur l’ANR Fablight – La fabrique de l’éclairage dans les arts visuels au temps des Lumières (2024-2025). Chargée d’études et de recherche à l’INHA de 2019 à 2023, elle a notamment contribué au projet Images/Usages dirigé par Martine Denoyelle et au programme Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de création et de transmission chorégraphiques (XVe-XXIe siècles) dirigé par Pauline Chevalier. Elle a participé à la création de la base de données documentant la production de contredanses gravées à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. En lien avec ce projet, elle a été lauréate de la Mary Ann O’Brian Malkin Research Award délivrée par l’université de Penn State.

Sa thèse de doctorat, soutenue en décembre 2024 sous la direction de Sophie Raux (Université Lumière Lyon 2) s’intitule « Jouir du plaisir de voir les lieux les plus célèbres, presque aussi exactement qu’en voyageant ». La vue d’optique gravée en Europe (1760-1799). Elle a été récompensée par le Prix Henri Beraldi 2025 et par le prix de thèse de l’Université Lumière Lyon 2.

  • « Un « Théâtre sans pareil ». Nouveauté et innovations des spectacles optiques en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. » , Histoire, économie et société, 2025, 44 (1), pp.11-29. ⟨10.3917/hes.251.0011⟩. ⟨hal-04987023⟩
  • « La vue d’optique, vecteur de diffusion du mythe versaillais dans la culture visuelle du XVIIIe siècle ? », Bulletin du Centre de Recherche du Château de Versailles, 2023, Le mythe de Versailles et l’Europe des cours, XVIIe-XXe siècles (23), ⟨4000/crcv.26966⟩⟨hal-04091305⟩
  • « Voyager par l’image : la topographie dans la collection de Jehannin de Chamblanc (1722-1797) », Les Cahiers de l’Ecole du Louvre , 2023, 21, ⟨4000/cel.28418⟩⟨hal-04413664⟩
  • « Numériser les œuvres, renouveler les approches ? L’histoire de l’estampe à l’ère numérique », Les Cahiers de Framespa : e-Storia, 2023, Historien.nes et numérique : pratiques et expériences vécues, 42, ⟨4000/framespa.14470⟩⟨halshs-04197867⟩
  • « Un océan d’images : établir un catalogue raisonné d’estampes à l’ère du numérique » dans Clarisse Bardiot; Émilien Ruiz; Esther Dehoux, La fabrique numérique des corpus en sciences humaines et socialesPresses universitaires du Septentrion, 2022, 2-7574-3611-2. ⟨hal-04145036⟩