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Adresse

INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari

Décembre 2025
jeudi 11 décembre 2025
18:30 19:30

Autour de l’exposition « Minimal » (Bourse de commerce – Pinault Collection) et le mouvement Mono-ha

En écho à l’exposition « Minimal », l’Institut national d’histoire de l’art consacre dans son cycle « L’état de l’art » une rencontre sur le mouvement Mono-ha (« L’École des choses ») qui constitue une section à part entière de l’exposition.

Né dans le tumulte de l’année 1968 à Tokyo, le mouvement Mono-Ha émerge dans le giron des universités d’art de Tama et de Tokyo, où de jeunes artistes comme Nobuo Sekine, Kishio Suga, Lee Ufan ou Jiro Takamatsu, se mettent à pratiquer une forme d’art radicale, centrée sur la matière, l’espace, les relations et la perception du réel, cherchant à fonder une esthétique contemporaine affranchie de l’influence occidentale. L’histoire retient souvent une image fondatrice : le 1ᵉʳ octobre 1968, dans le parc Suma Rikyū de Kobe, les promeneurs découvrent une œuvre étrange – un trou béant creusé dans le sol et un amas de terre cylindre. Cette sculpture de Nobuo Sekine, Iso-Daichi (Phase – Terre Mère), marque le point de départ symbolique d’un mouvement aussi bref que décisif.

Intervenants :
Nicolas Xavier Ferrand (Bourse de Commerce – Pinault Collection), Isabelle Le Mat Charrier (professeure émérite de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)

A propos de Nicolas-Xavier Ferrand :
Nicolas Xavier Ferrand est docteur en histoire de l’art contemporain. Suite à sa  thèse, soutenue en 2014 à l’Université de Bourgogne, il oriente ses  recherches sur l’étude des relations entre humains et non-humains  dans les images. Ses recherches, entre histoire de l’art et  anthropologie des images, portent de façon générale sur la façon dont  les images participent de l’édification des paradigmes de la réalité. Il  travaille actuellement en tant que chargé de recherche  à la Bourse de Commerce où il a été co-comissaire de l’exposition Avant l’orage et a dirigé le projet scientifique de l’exposition Arte Povera. Il s’intéresse tout particulièrement à la question écologique au sein du musée.

A propos d’Isabelle Le Mat Charrier :
Professeure émérite d’histoire de l’art moderne et contemporain japonais de Paris 8 Vincennes – Saint Denis et chercheuse associée au Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris – Sorbonne, elle est spécialiste des regards croisés France-Japon. Elle a publié de nombreux ouvrages sur l’évolution de la peinture japonaise du XVIIIe siècle à nos jours et sur les mouvements d’avant-gardes japonais. Elle a traduit ces dernières années : Lee Ufan : L’art de la résonance (Beaux-Arts de Paris éditions, Collection Écrits d’artistes, 2013), Manhattan suicide Addict (Les Presses du réel, 2005), le catalogue de l’exposition Au fil du Dit du Gengi, Hommage à Maître Yamaguchi Itarô (éditions du Musée Guimet, 2009). Elle fait partie depuis 2018 de l’équipe de recherche LangArt dirigée par Véronique Alexandre Journeau et du Centre de recherche sur l’écriture et l’image.

À propos de L’état de l’art

Pour mieux faire rayonner l’activité scientifique de l’histoire de l’art et du patrimoine, l’INHA propose un nouveau cycle de rencontres gratuit et ouvert à tous et à toutes une fois par semaine. 

En résonance avec leur actualité, des chercheurs et chercheuses de l’INHA, des personnalités qui y sont accueillies dans le cadre de leurs recherches, mais aussi historiennes et historiens de l’art, conservateurs et conservatrices, sont invités à dialoguer autour de leurs projets (expositions, ouvrages, acquisitions, projets de recherche). Les fils conducteurs sont toujours le champ de l’histoire de l’art, et la manière dont cette discipline s’insère dans le monde contemporain. 

Ce cycle a lieu tous les jeudi de 18:30 à 19:30. Chaque dernier jeudi du mois, ce dialogue laissera place à un débat sur des enjeux de société (voir Les débats de l’Institut national d’histoire de l’art). 

Programmation
Lucie Grandjean (Institut Catholique de Paris)