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La décolonisation de l’art ukrainien est-elle un moyen de redéfinir l’identité culturelle du pays ?
INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Dans le cadre de la Saison ukrainienne « Le voyage en Ukraine », et à l’approche de la date anniversaire des 4 ans de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la question de la reconnaissance et de la reconfiguration historiographique de l’art ukrainien est plus que jamais toujours d’actualité. Comment interroger les cadres narratifs hérités de l’hégémonie culturelle russe et les mécanismes par lesquels certains corpus artistiques ont été marginalisés ou appropriés ? Comment penser un processus de décolonisation artistique qui permette l’affirmation d’une autonomie esthétique et symbolique, sans reconduire les logiques essentialistes ou nationalistes qu’il s’agirait précisément de dépasser ? Par quels moyens le monde de la culture ukrainien et les artistes continuent de se mobiliser pour prôner un art indépendant dans une démarche citoyenne et de résistance ?
Intervenants
Nadiia Bernard-Kovalchuk (Sorbonne Université), Nicolas Liucci-Goutnikov (Bibliothèque Kandinsky, MNAM / Centre Pompidou), Kristina Solomoukha (artiste, ENSAD)
Modération
Clémentine Mercier (Libération)
En partenariat avec l’Institut ukrainien en France.
Manifestation organisée dans le cadre du « Voyage en Ukraine », Saison de l’Ukraine en France (décembre 2025 – mars 2026)
À propos des Débats de l’INHA
Le cycle des « Débats de l’Institut national d’histoire de l’art », initié en mars 2024, tend à remettre en perspective les enjeux sociétaux contemporains au prisme de l’histoire de l’art. Sous la forme d’un rendez-vous mensuel, chaque dernier jeudi du mois, des historiennes et historiens de l’art, universitaires, conservateurs et conservatrices, chercheurs et chercheuses indépendants, ou critiques sont invités à débattre selon des sujets choisis en écho à l’actualité la plus récente.
L’intelligence artificielle, la crise écologique, les enjeux des restitutions, les liens entre institutions culturelles et collectifs indépendants, la notion de « préférence nationale », la question de l’enseignement de l’histoire de l’art en écoles d’art, ou encore la censure ou la représentation du travail… Tous ces sujets ont fait l’objet de précédentes séances, et viennent confirmer que l’histoire de l’art en tant que discipline peut répondre aux défis de la société actuelle.
En partenariat avec le journal Libération
Programmation
Anne-Gaëlle Plumejeau (INHA)