En libre accès, dans la limite des places disponibles
Adresse

INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari

Mai 2026
jeudi 28 mai 2026
18:30 20:00

À la faveur de multiples initiatives récentes, de la programmation hors-les-murs du Centre national de la danse au Palais de Tokyo et aux Magasins Généraux, de l’invitation de la compagnie d’Angelin Preljocaj au musée d’Orsay aux soirées du Ballet de l’Opéra national de Paris au musée du Louvre, la danse s’impose progressivement au sein des institutions muséales. Longtemps tenue à l’écart de ces lieux centrés sur des œuvres matérielles, durables et statiques, elle en met à l’épreuve les modes de présentation en introduisant le mouvement, la présence des corps et la relation directe aux publics. Parallèlement, des expositions telles que « Chorégraphies. Dessiner, danser (XVIIe -XXIe siècle) » (Musée des Beaux-Arts de Besançon), « Noa Eshkol, 1924-2007. Danse et compositions » (mahJ) ou le cycle « Lucinda Childs – danser page à la main » (Frac Bretagne, Frac Franche-Comté, centre d’art Le Lait) interrogent les conditions d’exposition et de transmission du travail chorégraphique. Ce débat se propose ainsi d’examiner les dynamiques de décloisonnement disciplinaire, les formes de dialogue entre danse, œuvres et espaces, ainsi que les modalités d’engagement des visiteurs et visiteuses, dans un contexte d’ouverture du musée aux pratiques collectives et aux logiques collaboratives.

Intervenants
Lou Forster (CND) et Madeleine Planeix-Crocker (EHESS / Lafayette Anticipations)

Modération
Sonya Faure (Libération)

À propos des Débats de l’INHA

Le cycle des « Débats de l’INHA », initié en mars 2024, tend à mettre en perspective les enjeux sociétaux contemporains au prisme de l’histoire de l’art. Sous la forme d’un rendez-vous mensuel, chaque dernier jeudi du mois, des historiennes et historiens de l’art, universitaires, conservateurs et conservatrices, chercheurs et chercheuses indépendants, critiques ou artistes sont invités à débattre de sujets choisis en écho à l’actualité la plus récente.

L’intelligence artificielle, la crise écologique, les enjeux des restitutions, les liens entre institutions culturelles et collectifs indépendants, la notion de « préférence nationale », la question de l’enseignement de l’histoire de l’art en écoles d’art, la censure ou encore la représentation du travail… Tous ces sujets ont fait l’objet de précédentes séances, confirmant que l’histoire de l’art, en tant que discipline, peut répondre aux défis de la société actuelle.

En partenariat avec le journal Libération

Programmation
Franny Tachon (INHA)