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Les Débats de l’INHA : Comment une histoire de l’art queer et féministe s’élabore-t-elle en marge des récits dominants ?
INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
De l’allemand « Qver », qui signifie « oblique », « Queer » suppose une divergence, un déplacement. En lien avec la pensée féministe la plus contemporaine et les questions de genres, cet ensemble de pratiques et de théories oblige à déplacer notre regard, à resituer les objets et à repenser notre savoir sur les images y compris dans les marges des représentations majoritaires. Comment les pensées queers et féministes s’affirment-elles aussi aujourd’hui dans l’écriture institutionnelle, dans les musées, dans les nouvelles manières d’exposer tout en trouvant ses propres objets ? De la récente parution d’Une petite histoire de l’art queer de Dawn Hoskin (édition Flammarion, 2025) à l’exposition Dandykses. Vestiaires dissidents qui ouvrira ses portes en septembre prochain au Palais Galliera, on assiste à l’émergence de nouveaux champs de recherche et d’une nouvelle histoire de l’art qui font de ces enjeux sociétaux et politiques un axe central de la discipline.
Intervenants
Damien Delille (INHA), Marine Kisiel (Palais Galliera)
A propos de Damien Delille
Damien Delille est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Lumière Lyon 2, rattaché au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA). Il a rejoint l’Institut national d’histoire de l’art comme conseiller scientifique pour le domaine Histoire des disciplines et des techniques en septembre 2025. Il porte le projet de recherche consacré aux « Objets minoritaires. Artefacts, images et performances des minorités sexuelles et de genre ». Ses travaux portent sur les cultures visuelles et matérielles, les arts et la mode vestimentaire au passage du XXe siècle et dans les pratiques contemporaines, à partir des intersections entre les études de genre et des masculinités, les théories queer et l’histoire des sexualités. Docteur de l’Université Panthéon-Sorbonne, il a rédigé une thèse dont la publication aux éditions Brepols s’intitule Genre androgyne. Arts, culture visuelle et trouble de la masculinité (XVIIIe – XXe siècle), 2021.
Modération
Sonya Faure (Libération)
A propos de ce cycle
Le cycle des « Débats de l’Institut national d’histoire de l’art », initié en mars 2024, tend à remettre en perspective les enjeux sociétaux contemporains au prisme de l’histoire de l’art. Sous la forme d’un rendez-vous mensuel, chaque dernier jeudi du mois, des historiennes et historiens de l’art, universitaires, conservateurs et conservatrices, chercheurs et chercheuses indépendants, ou critiques sont invités à débattre selon des sujets choisis en écho à l’actualité la plus récente.
L’intelligence artificielle, la crise écologique, les enjeux des restitutions, les liens entre institutions culturelles et collectifs indépendants, la notion de « préférence nationale », la question de l’enseignement de l’histoire de l’art en écoles d’art, ou encore la censure ou la représentation du travail… Tous ces sujets ont fait l’objet de précédentes séances, et viennent confirmer que l’histoire de l’art en tant que discipline peut répondre aux défis de la société actuelle.
En partenariat avec le journal Libération
Programmation
Anne-Gaëlle Plumejeau (INHA)