Le Prix Vitale & Arnold Blokh

Depuis six ans, l’INHA s’associe avec la Fondation Jean Blot pour organiser et remettre le prix Vitale & Arnold Blokh. Ce prix de 5000 euros a pour but de récompenser l’auteur d’un ouvrage publié en français sur l’art occidental (1600-1950), il concerne les ouvrages publiés en français dans l’année de la remise du prix. Le choix se fait sur proposition des membres du comité scientifique de ce prix. Le jury se tient en mai et le prix est remis lors du festival de l’histoire de l’art, organisé chaque année par l’INHA et le Château de Fontainebleau.

À l’issue des échanges et des délibérations, le prix Vitale et Arnold Blokh 2026 a été attribué à deux auteurs ex-aequo :

  • Marianne Le Morvan pour son ouvrage Berthe Weill. Marchande et mécène de de l’art moderne (1865-1951), Flammarion/ Musée de l’Orangerie, 2025
  • Vladimir Nestorov, pour son livre Peindre à Paris à l’aube du grand siècle (1590-1620), Arthena, 2025

Parmi les critères pris en compte par le jury figuraient notamment l’originalité du sujet et de son traitement, l’apport à la discipline et le positionnement scientifique de l’ouvrage, la qualité de l’écriture, le travail éditorial, ainsi que l’ouverture à des publics non-spécialistes.

Avec le généreux soutien de la Fondation de France/Fondation Jean Blot.

Le Prix de thèse L’Art et l’Essai

Destiné à soutenir les travaux de recherche en histoire de l’art, ce prix permet la publication de deux thèses par an en coédition avec l’INHA et le CTHS. Toute thèse en histoire de l’art de l’Antiquité classique au XXIe siècle, soutenue en français et en France l’année précédant le prix, peut être présentée.

Après un examen approfondi des dix-neuf candidatures déposées, les membres du jury ont retenu cinq dossiers répondant aux critères d’excellence du prix. Pour chacun de ces dossiers, deux expertises ont été sollicitées auprès de spécialistes français et étrangers. Ceux-ci ont fourni des analyses approfondies mettant en évidence les points forts mais aussi les faiblesses des projets, tout en formulant des recommandations en vue d’une publication si le projet était retenu. Les rapports ont permis de distinguer très nettement deux propositions, portant par ailleurs sur des sujets et des méthodes très différents. Le jury a décidé à l’unanimité de retenir ces deux dossiers.

Au terme des délibérations, le jury a attribué le Prix L’Art et l’Essai à deux candidates :

  • Pauline d’Abrigeon pour sa recherche intitulée : « Les céramiques chinoises en France 1844-1900 : commercialisation, enquêtes, expertise »
  • Natacha Aprile, pour sa recherche : « Troublante Christine. Genre et images de Christine de Suède du XVIIe siècle à nos jours »

Le Prix RAAMI

Première remise du prix RAAMI, créé à l’initiative du CFHA, il récompense des recherches en histoire de l’art et archéologie susceptibles de contribuer, avec leurs ancrages vernaculaires, à une meilleure connaissance et compréhension des productions et des pratiques artistiques des mondes de l’Islam, de ses débuts au tournant du XXIe siècle. Le jury, composé pour moitié de représentants du Comité français d’histoire de l’art (CFHA) et pour l’autre de représentants du Groupement d’intérêt scientifique Moyen-Orient et mondes musulmans (Gis MOMM) du CNRS a sélectionné dix thèses pour cette première édition du prix.

Après des évaluations externes et internes, le choix du jury s’est porté sur un classement ex-aequo de deux candidats :

  • Yazan Alloujami « Actualité du projet moderne dans l’art contemporain du Proche-Orient arabe (1990-2020) », (Sorbonne-Université, 2025) a été distinguée pour l’originalité et l’actualité de son sujet, la réflexivité de sa démarche, son écriture soignée, et l’ambition de l’appareil théorique, parfaitement opératoire, qui a été mobilisé au service de l’interprétation des œuvres.
  • Aida El Khiari « La production manuscrite arabe illustrée en Egypte et Syrie ottomanes », (Sorbonne Université, 2024) a retenu l’attention par le choix d’étudier un corpus méconnu de manuscrits, rigoureusement constitué, la solidité de sa démarche analytique, son érudition linguistique, et l’excellence de sa présentation.

Le prix est soutenu par le CFHA et la fondation INALCO, et géré par le CFHA et le GIS MOMM.

Les Prix du concours « Ma thèse en histoire de l’art et en archéologie en 180 secondes »

Le samedi 6 juin 2026, les prix du concours « Ma thèse en histoire de l’art et archéologie en 180 secondes » ont été remis à :

  • Romane de Chastellux pour la présentation de sa thèse Louis II de Bourgogne (1654-1733) : devenir peintre au Grand Siècle, de l’atelier à « l’école des Boullogne », de la lignée à la dynastie.
  • Le deuxième prix a été remporté par Baptiste Taupin pour sa recherche Archéologie, politique et identité au Rwanda de l’an 2000 à nos jours.
  • Enfin, le troisième prix est revenu à Christelle Bassim au sujet de ses travaux Faire revivre Byblos à l’époque perse.

Le concours est généreusement financé par la Fondation pour l’art et la recherche.
En partenariat avec Le Quotidien de l’art

Grand Prix du festival de l’histoire de l’art 2026

Enfin, le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art a été remis, cette année, à Sophie Cras et Charlotte Guichard pour leur ouvrage Vendre son art : de la Renaissance à nos jours (Seuil, 2025).

Le jury était composé de personnalités du monde de l’art, d’horizons et de générations différentes : Marianne Alphant, romancière, Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l’art, Hélène Delprat, artiste, Daphné Bétard, journaliste, Antoine Frérot, collectionneur, Neil McGregor, ancien directeur de musée, Nathalie Obadia, galeriste, Pierre Rainero, directeur de l’image et du patrimoine. Il a fait son choix final parmi une large liste proposée par les membres du comité scientifique du festival de l’histoire de l’art, présidé par Laurence Bertrand Dorléac, qui rassemble vingt-trois membres : directrices et directeurs de musées, présidents d’associations professionnelles d’histoire de l’art, enseignantes et enseignants d’histoire de l’art, artiste…

Avec le généreux soutien de la maison Cartier