Quels sont les principaux résultats de votre résidence ?

Grâce à notre résidence INHALab, nous avons eu le plaisir d’organiser un séminaire international dédié à l’histoire de l’art écocritique, à ses enjeux et à ses applications, notamment en contexte muséal. Nous avons pu approfondir ce cadre méthodologique et ses fondements en faisant dialoguer doctorantes et doctorants, professeures et professeurs, conservatrices et conservateurs du patrimoine, français comme étrangers.

La présentation d’une exposition « flash » (le temps d’une soirée), en salle Labrouste, a ouvert la voie à un travail passionnant avec les équipes de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art. Nous avons ainsi pu découvrir la richesse d’une collection patrimoniale encore peu connue du grand public, et nous espérons avoir contribué, dans une certaine mesure, à sa mise en valeur en proposant un regard nouveau sur ces œuvres. Nous espérons que ce travail pourra être pérennisé dans les mois à venir à travers la conception d’une exposition virtuelle sur le site Internet de la bibliothèque.

Enfin, les deux performances d’artistes contemporains que nous avons organisées à Lille et à Montpellier ont permis de faire rayonner notre résidence au-delà de la seule région francilienne. Ces deux manifestations ont également inscrit notre démarche dans des cadres différents, en lien avec nos objets d’étude, à savoir les Jardins des Plantes de Montpellier et de Lille. Nous avons pu y rencontrer d’autres interlocuteurs, dont les échanges ont aussi enrichi nos perspectives.

Qu’est-ce que le dispositif INHALab a apporté à votre collectif et à vos projets de recherche ?

En premier lieu, il nous semble nécessaire de rappeler que la résidence INHALab a constitué une formidable aventure humaine pour un collectif de jeunes chercheuses et chercheurs. La préparation des différents événements nous a permis de confronter nos points de vue de manière extrêmement constructive.

Les différentes séances du séminaire international ont contribué à l’enrichissement et à l’élargissement des perspectives sur nos différents sujets de recherche. Nous avons eu également l’occasion de discuter de manière privilégiée avec les intervenantes et intervenants invités : leurs conseils nous ont aussi été très profitables.

La conception et la présentation d’une exposition, tout comme l’organisation des performances, ont été, pour certaines et certains, l’occasion de développer de nouvelles compétences liées à la gestion d’un projet culturel. Ce projet nous a aussi permis de diffuser nos recherches à un plus large public et de mettre en place un discours adapté à la compréhension de toutes et tous.

Vincent Van Gogh, Usines à Asnières, 1887, huile sur toile, 53,7 x 72,7 cm, Saint-Louis Art Museum

Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux futurs collectifs intéressés par cette résidence de jeunes chercheurs ?

L’interdisciplinarité et la diversité des profils des membres du collectif ont constitué l’une des principales forces de nos discussions. L’engagement constant de toutes et tous dans cette aventure collective a permis l’émergence d’un projet extrêmement stimulant.

À propos de la résidence INHALab

Dans une volonté politique de privilégier et soutenir la jeune recherche, l’Institut national d’histoire de l’art invite chaque année un collectif de chercheurs à proposer un projet scientifique créatif dans un domaine se rapportant à l’histoire de l’art. L’association Studio XIX est le dixième collectif à être accueilli dans le cadre d’INHALab.

Pour la résidence INHALab 2027, le collectif lauréat est Horizons rouges, pour un projet intitulé « Cultures visuelles socialistes et décolonisations : Œuvres, archives et regards contemporains ».

Pour aller plus loin