Henri Emile Cimarosa Godefroy, Galerie Colbert, rue Vivienne, 2ème arrondissement, Paris, 1909, photographie, Musée Carnavalet - Histoire de Paris
En libre accès, dans la limite des places disponibles
Adresse

INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari

Avril 2026
jeudi 2 avril 2026
18:30 20:00

À l’instar de centaines de lieux publics, la galerie « Colbert » impose son nom comme une évidence. Édifiée à l’emplacement de l’hôtel Bautru (1634-1637), acquis en 1665 par Jean-Baptiste Colbert, la galerie marchande inaugurée en 1827 fut placée sous le patronage du ministre de Louis XIV à des fins commerciales. Alors célébré comme réformateur des sciences et des arts, Colbert fut aussi l’architecte majeur du premier empire colonial français, fondé sur l’économie de plantation et la traite esclavagiste. Sa présence dans l’espace public soulève ainsi des questionnements légitimes, a fortiori lorsqu’elle surplombe une communauté diverse de chercheurs et chercheuses, étudiants et étudiantes en histoire de l’art. Cette table ronde propose d’« exposer l’embarras » (Dibosa 2021) que suscite le nom de galerie « Colbert » chez certains usagers et usagères des lieux. Que signifie placer la recherche et l’enseignement en histoire de l’art sous un tel patronage symbolique ? À l’heure des « dé-commémorations » (Gensburger et Wüstenberg 2023), et dans le contexte de la récente rénovation du site, chercheurs et chercheuses interrogeront le poids d’un nom depuis des perspectives et des expériences multiples, issues de l’histoire, de l’histoire de l’art et de la pratique artistique.

Intervenants
Lotte Arndt (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Vivian Braga dos Santos (université de São Paulo), Victor Claass (musée d’Orsay), Thaïs Dabadie (chercheuse en histoire de l’art et sciences sociales et médiatrice culturelle), Alexandre Girard-Muscagorry (INHA), Anne Lafont (EHESS), Meredith Martin (NYU), Laura Nsengiyumva (artiste), Coralie de Souza-Vernay (Fondation pour la mémoire de l’esclavage)

En partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage dans le cadre du dispositif « 2001-2026, célébration des 25 ans de la Loi Taubira »

 

À propos du cycle Les Voix de l’histoire de l’art

Pour mieux faire rayonner l’activité scientifique de l’histoire de l’art et du patrimoine, l’INHA propose un cycle de rencontres gratuit et ouvert à tous et à toutes une fois par mois.

En résonance avec leur actualité, des chercheurs et chercheuses, des personnalités qui y sont accueillies dans le cadre de leurs recherches, mais aussi des historiennes et historiens de l’art, conservateurs et conservatrices, professionnelles et professionnels du monde de l’art sont invités à dialoguer autour de leurs projets (recherche, expositions, acquisitions…). Le fil conducteur est toujours le champ de l’histoire de l’art et la manière dont cette discipline s’insère dans le monde contemporain.

Ce cycle a lieu chaque deuxième jeudi du mois, de 18h30 à 19h30. Chaque dernier jeudi du mois, ce dialogue laisse place à un débat sur des enjeux de société.