Lauréate 2018 Aide à la mobilité « Recherche innovante en art contemporain »Aide proposée par l’INHA et l’Institut français, en partenariat avec le ministère de la Culture – Direction générale de la création artistique

Edinburgh Arts 1974. Vue d’Arthur's Seat à Edimbourg et d’une installation d’Alice Beberman.

Déborah Laks est la troisième lauréate de l’aide à la mobilité « Recherche innovante en art contemporain », mise en place en 2015 dans le but de promouvoir la recherche française portant sur la création artistique des années 1960 à nos jours et sa diffusion à l’international.

Ce prix a pour but de permettre à la lauréate de mener une recherche et d’être accueillie au sein d'une université ou d'un institut de recherche à l'étranger afin de stimuler les échanges entre les communautés scientifiques française et internationale. Il est destiné à des chercheurs français ou vivant en France depuis au moins cinq ans, titulaires d’un doctorat et arrivés à un stade de première reconnaissance professionnelle. L’aide proposée permet de couvrir le déplacement et le séjour du lauréat à l’étranger.

Docteure en histoire de l’art, Déborah Laks a publié en 2017  aux Presses du Réel Des déchets pour mémoire. L'utilisation de matériaux de récupération par les nouveaux réalistes (1955-1975). L’ouvrage est tiré de sa thèse, soutenue en 2013 sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac. Elle est actuellement coordinatrice scientifique au Centre allemand d’histoire de l’art, où elle mène des recherches sur la question des pédagogies artistiques dans les années 1970-1980 et sur la matérialité comme ruine dans le direct après-guerre. Elle enseigne à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à l’École du Louvre, et à Sciences po

Son projet pour l’aide à la mobilité s’intitule : « Les ‘Edinburgh Arts Summer Schools’  de Richard Demarco : pédagogies alternatives de l’avant-garde ». Elle sera accueillie à l’Université de Saint Andrews où elle travaillera en étroite collaboration avec  le département d’histoire de l’art. Ses recherches s’appuieront sur le fond d’archives de Richard Demarco et elle constituera un ensemble d’archives orales auprès des participants et des organisateurs des écoles d’été. Tout en renouvelant l’approche des réseaux transnationaux de l’art des années 1970, l’étude des ‘Edinburgh Arts Summer Schools’ invite à interroger les modèles pédagogiques de l’avant-garde. Considérer les échanges entre artistes-professeurs et étudiants à la lumière des tendances politiques et plastiques de la période conduit à voir dans ces expériences davantage que des parenthèses estivales, de véritables laboratoires de l’art contemporain. On assiste au travers de ces écoles d’été à l’émergence d’une pédagogie par l’expérience, dont il faudra interroger les liens avec la constitution de la performance comme genre, et la prégnance de l’art processuel.

Aide attribuée par un jury international composé d’enseignants-chercheurs en histoire de l’art, de commissaires d’exposition et de représentants de l’Institut français et de l’INHA.

Voir le rapport du jury