Célia FLEURYConservateur territorial invité

Juillet – septembre 2017

Célia Fleury est attachée de conservation du patrimoine, responsable du développement des musées thématiques, Département du Nord; Membre associé du laboratoire de recherches IRHiS (CNRS - Lille 3), intervenante en Master Professionnel des Universités de Lille et d’Artois. Elle a valorisé, grâce une quinzaine de publications, ses travaux universitaires en histoire sociale de l’art de 1999 à 2010, ainsi qu’une recherche appliquée en muséologie liée à ses missions au Département du Nord d’accompagnement d’une centaine de musées qui n’ont pas l’appellation « musée de France », notamment par le développement du travail en réseau depuis 2007. Impliquée dans l’Association des Conservateurs des Musées des Hauts de France, depuis 2011, elle fait partie du comité éditorial de son site internet, Musenor, qui publie 30 000 œuvres conservées dans les collections des musées de la région, mais aussi des expositions virtuelles comme Les musées dans la tourmente.

Bibliographie sélective

  • « De la collection privée au musée associatif : quel développement pour la centaine de musées non labellisés « musée de France » du département du Nord ? », Martine Regourd (dir.), Musées en mutation. Un espace public à revisiter, Paris, L’Harmattan, 2012, p. 309-322.

  • « Eugène Pley (1863 – 1932), un collectionneur audomarois d’art japonais et son legs au musée de l’hôtel Sandelin en 1932 », Célia Fleury et Barbara Forest (dir.), Plaisirs d’Edo. Collections d’estampes japonaises des musées de Calais et de Saint-Omer, Roubaix-Paris, Ed. Gourcuff Gradenigo, 2007, p. 28-33.

  • « L’Inventaire de 1795 : l’acte fondateur du musée de Lille », Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français, Paris, 1999, p. 187-234 (avec Arnauld Brejon de Lavergnée).

  • « Les Imbert de la Basecque, des nobles lillois et arrageois au XVIIIesiècle et le goût des collections », Sophie Raux (dir.), Collectionner dans les Flandres et la France du Nord au XVIIIe siècle, Villeneuve d’Ascq, Université Charles-de-Gaulle Lille 3, 2005, p. 63-82.

  • « Les intérieurs des élites arrageoises ou le goût et l’art du paraître dans une capitale provinciale au siècle des Lumières », Isabelle Paresys (dir.), Paraître et apparences en Europe occidentale de Moyen Age à nos jours, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2008, p. 347-368 (avec Maïté Goulliart).

  • « Muséographie(s) comparée(s) de la Grande Guerre en 2013. Allemagne – Belgique –France – Royaume-Uni », In Situ. Revue des patrimoines [En ligne], 2014-25 : http://insitu.revues.org/11559

  • « Plaidoyer pour la mise en réseau », Patrice Meyer Bisch, Johanne Bouchard, Christelle Blouët, Irene Favero, Anne Aubry, Ouvertures de chantiers. Développer les droits culturels dans le champ social, la lecture publique et le numérique, les patrimoines, mémoires et paysages, l’éducation et la jeunesse, IIEDH et Réseau Culture 21, 2016, p. 52-53 : http://droitsculturels.org/wp-content/uploads/2016/06/Ouverturedechantiers_27juinv5.pdf

  • « Proposition de méthodologie pour l’étude du goût d’un groupe social : l’exemple de l’élite noble flamande à la fin du XVIIIe siècle », Béatrice Joyeux-Prunel (dir.), L'art et la mesure. Histoire de l'art et méthodes quantitatives : sources, outils, bonnes pratiques, Paris, Éditions rue d'Ulm, 2010, p. 419-437.

  • « Réseaux de musées dans le Nord de la France. Forces et faiblesses », Musées et collections publiques de France, revue de l'AGCCPF, n°267, 2013/1, p. 48-50.

  • « Les réseaux de musées des deux Guerres mondiales et leur durabilité dans le Nord de la France en 2014 », Michèle Gellereau (dir.), Témoignages et médiations des objets de guerre en musée, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2016, p. 95-111.

Projet de recherche

Dans le cadre de l’opération thématique « Guerres et Paix » de l’Association des Conservateurs des Musées des Hauts de France, l’ensemble des musées qu’ils aient ou non l’appellation « musée de France » a eu l’opportunité de collaborer en réseau à un important programme d’expositions et de publications labellisé par la mission du Centenaire depuis 2014. L’exposition « Sauve qui veut. 1914-1918. Des archéologues et des musées mobilisés » (cat. expo., Douai, 2014, 248 p.) a ouvert à des recherches plus transversales sur la vie mouvementée des musées du Nord de la France durant la Grande guerre, valorisé depuis 2015 grâce à une exposition virtuelle (http://www.musenor.com/Outils/Actualites/Les-musees-dans-la-Tourmente). Souhaitant poursuivre cette recherche inédite sur l’histoire des musées et de leurs collections durant la Grande guerre, mais aussi plus largement, un projet complémentaire de publication du catalogue des œuvres disparues se développe en partenariat avec une douzaine de musées volontaires de la région (Arras, Amiens, Bailleul, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Dunkerque, Lille, Maubeuge, Péronne, Saint-Omer et Valenciennes). Par ailleurs, les autochromes du musée départemental Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt qui n’ont jamais été confrontés avec les clichés des photographes officiels permettront probablement de découvrir des vues inédites de musées communaux et de leurs intérieurs (actuellement musée de France ou non, comme Erquinghem-Lys, Landrecies, Hondschoote, Noyelles-les-Seclin et Sainghin-en-Mélantois; ou disparus depuis cette époque, comme à Condé-sur-l’Escaut ou Jeumont), de sites en lien avec des musées actuels (musées de site à proximité des zones de combats comme Bondues et Feignies).