Mécanique et esthétique de la rhétorique classique à l’œuvre dans la danse, la notation chorégraphique et la figure dansante au XVIIe siècleSéminaire « Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de créations et de transmissions chorégraphiques (XVe-XXIe siècle) »

Jean I Berain, Costume de Carien du Triomphe de l’Amour de Lully, vers 1681, Silhouette à l’eau-forte reprise à la plume, à l’encre et au lavis d’encre sur papier, 24,3 x 17,8 cm, Paris, Musée du Louvre, Collection Edmond de Rothschild, 1912.

Les règles de l’actio de la rhétorique classique, notamment celles qui régissent le decorum corporis, proposent une esthétique qui a un impact clair sur les représentations du comédien et de l’acteur-chanteur. Mais qu’en est-il de l’acteur-danseur ? Ne trouve-t-on pas dans l’art de la danse (que ce soit dans ses traités, dans sa notation chorégraphique ou dans ses figures dansantes) des adaptations de règles qui remontent parfois à Quintilien ?

 

 

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Intervenant

Mickaël Bouffard (université Paris Sorbonne)

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À propos du séminaire « Chorégraphies »

Descriptions verbales, représentations de la figure, conceptualisation du corps en mouvement et images des traces, du « chemin » sur la page devenue « sol métaphorique », les notations et partitions chorégraphiques révèlent la complexité des réseaux de relations techniques, esthétiques et matérielles entre arts visuels et création chorégraphique. Ces objets essentiels à l’histoire de la danse s’inscrivent également dans une histoire du livre, des publications scientifiques, une culture de la représentation technique des arts. Traités, recueils ou notes de chorégraphes relèvent de systèmes de notations et d’écriture multiples, sans cesse renouvelés, qui mêlent parfois images du danseur et transcription de la fluidité du mouvement dans des créations composites, dans l’hybridation du signe et de la figure dont il s’agira d’analyser les sources et correspondances visuelles (histoire de l’ornement, art des jardins, chronophotographie…). À partir des fonds conservés à la Bibliothèque nationale de France et au Centre national de la danse, le programme invite à penser la place des pratiques graphiques et de l’image dans la création chorégraphique et dans ses processus de transmission, depuis les premières expériences du XVIe siècle jusqu’aux créations et interprétations contemporaines, quand le recours au dessin comme outil de l’exploration esthétique interroge aussi le statut des créations graphiques et de l’image, supports transitoires, traces du processus somatique, en deçà de l’œuvre.

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Informations pratiques

15 janvier 2020- 17H-19H
Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

Entrée libre