Topographie des archives : espaces de pensée, d’écriture, de création

Bureau-mezzanine de Pierre Gaudibert à son domicile, le 9 octobre 2014, lors de la mise en cartons de sa bibliothèque et de ses archives.  © Musée d’art moderne de la Ville de Paris.  © Lyliane Degräces-Khoshpanjeh

Les lieux où se forment les archives d’une personne (artiste, chercheur, critique) sont d’abord des espaces de travail, d’écriture, de pensée. La topographie des archives est à la fois tangible, puisqu’elle concerne l’emplacement physique et matériel des objets, livres, documents, dans un ou plusieurs endroits avec des fonctions spécifiques (atelier, appartement, bureau, cuisine...), et impalpable, puisqu’elle comprend la spatialisation imaginaire propre à chaque auteur, avec sa part arbitraire, irrationnelle, voire inconsciente. Lors du transfert des archives dans un lieu de conservation (musée, bibliothèque), qu’advient-il de ces espaces ? Comment en garder trace dans l’organisation du fonds d’archives, comment les transmettre aux chercheurs sans pour autant succomber à une fétichisation ? Quelles sont la portée et les limites des relevés topographiques et photographiques ? Le sujet de cette journée d’études vise à réfléchir tant au fonctionnement des bibliothèques et des fonds d’archives qu’aux méthodes qu’y déploient chercheurs universitaires et archivistes.

En partenariat avec le musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Comité scientifique

  • Sophie Derrot (INHA)
  • Elitza Dulguerova (INHA)
  • Stéphanie Rivoire (musée des Arts décoratifs, Paris)
  • Florence Rouzières (musée d’Art moderne de la Ville de Paris)

Intervenants

  • Sabrina Dubbeld (université Paris-Nanterre)
  • Fabienne Dumont (ENSAD, Nancy)
  • Christophe Gauthier (École nationale des chartes, Paris)
  • Sara Martinetti (EHESS)
  • Camille Monnier (ministère de la Culture)
  • Pietro Rigolo (Getty Research Institute, Los Angeles)
  • Stéphanie Rivoire (musée des Arts décoratifs, Paris)
  • Florence Rouzières (musée d’Art moderne de la Ville de Paris)

Modérateurs

  • Emmanuelle Chapron (Aix-Marseille-Université)
  • Antje Kramer-Mallordy (université Rennes 2 – Archives de la critique d’art)

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Informations pratiques

8 novembre 2019 -  9H-18H

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

Entrée libre