De la non-coïncidence à l’effacement : la présence des artistes africains à ParisSéminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Ibou Diouf, Le marché au tissu, 1966, huile, 162×130 cm. Photographie noir et blanc de l’oeuvre exposée à la 5e biennale de Paris, 1967 et reproduite dans son catalogue. DR

Si l’on en croit une certaine historiographie, l’art contemporain africain aurait émergé sur le circuit mondial au lendemain de l’exposition Magiciens de la terre (1989), conçue, à l’origine, comme la quatorzième édition de la Biennale de Paris. Or, dès le début des années 1960, des artistes africains, en particulier sénégalais, exposent à la Biennale de Paris, et ce, à plusieurs reprises. Aucun d’entre eux ne sera retenu pour les Magiciens de la terre. Cette séance sera consacrée à l’étude de la participation des artistes africains aux deux événements dans une approche comparative avec les biennales de La Havane (1989) et de Dakar (1990).

La séance aura lieu en anglais et en français

Intervenants

  • Maureen Murphy (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Institut universitaire de France)
  • Lucy Steeds (école centrale Saint Martins, université des Arts de Londres)

À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites, et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui. L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle a accueillie, les nombreuses transformations qu’elle a subies au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou inclure les activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ? Les séances de cette 2e année du séminaire se tiendront soit à l’INHA, soit, en présence de documents d’archives, à la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges-Pompidou ou aux Archives de la critique d’art à Rennes.

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel 

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

22 janvier 2019 - 17h-20h

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

Entrée libre