Quelle lignée ? Modernités comparées : Venise et les biennales latino-américainesSéminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Anita Orzes, La biennale de Venise et le Sud global: quelques hypothèses sur les connections et les échanges entre biennales (1895-2016), cartographie numérique, 2018

Afin de situer la Biennale de Paris au sein de la prolifération mondiale de tels événements, il peut être utile de poser une question épistémologique : existe-t-il un modèle unique et valide qui identifierait le format des biennales d’art ? Cette séance aborde des questions de méthode au moyen de deux études de cas à la fois différentes et reliées entre elles. D’un côté, la Biennale de Venise, considérée d’habitude comme la biennale d’art la plus ancienne et comme celle qui a institué le format même des biennales. De l’autre, la Biennale de La Havane, progéniture des biennales des périphéries, qui a institué de nouvelles façons de faire de l’art dans une biennale. Dans les deux cas, il importe d’étudier de près les récits et les mécanismes de légitimation afin de mieux comprendre ce phénomène à facettes multiples.

La séance aura lieu en anglais et en français

Intervenants

  • Sara Catenacci (historienne de l’art indépendante)
  • Anita Orzes (université autonome de Madrid)

À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites, et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui. L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle a accueillie, les nombreuses transformations qu’elle a subies au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou inclure les activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ? Les séances de cette 2e année du séminaire se tiendront soit à l’INHA, soit, en présence de documents d’archives, à la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges-Pompidou ou aux Archives de la critique d’art à Rennes.

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel 

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

19 février 2019 - 17h-20h
Galerie Colbert, salle Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

Entrée libre