Les institutions précaires et établies de l'art contemporain et leur transformation des années 1960 aux années 1980Séminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Georges Boudaille devant Back to School, 1984, de John Ahearn, 13e Biennale de Paris, 1985 © Philippe Laplace Fonds Georges Boudaille - INHA-Collection Archives de la critique d'art

Considérant la Biennale des jeunes artistes comme une institution précaire de l'art contemporain, il vaut la peine de se demander comment elle s'inscrivit - si ce fut le cas - au sein d'un mouvement critique à l'égard des institutions et des musées en particulier, qui conduisit dans les années 1960 et 1970 à expérimenter de nouveaux espaces pour l'art. Cette conférence réunit l'artiste Richard Nonas, qui fut profondément impliqué dans la création d'espaces organisés par les artistes à New York, et la commissaire d'expositions Alanna Heiss, qui créa PS1 comme une institution alternative pour l'art contemporain, et fut également une protagoniste directe de la Biennale de Paris: dans les années 1970, en tant que membre de son réseau international, elle proposa plusieurs participants étatsuniens, avant d'être invitée comme l'un des quatre commissaires internationaux de la Nouvelle Biennale en 1985.

Cette séance aura lieu en anglais.

Intervenants

  • Alanna Heiss (Clocktower, New York)
  • Richard Nonas (artiste)
  • modération : Pauline Chevalier (université de Besançon/INHA)

À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui.

L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle accueillit, les nombreuses transformations qu’elle subit au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ?

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

22 mai 2018 - 17h-20h

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre