La Biennale de Paris des deux côtés du rideau de fer. Études de cas de l'Espagne totalitaire et de la République populaire de PologneSéminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Władysław Sławny, « Alina Szapocznikow devant sa sculpture Maria Magdalena (1957) à la Première Biennale des Jeunes, Musée d’art moderne de la ville de Paris », 1959, détail, © Piotr Stanisławski

Cette session vise à discuter la valeur symbolique, culturelle et politique de la Biennale de Paris, des années 1950 aux années 1970, et sa réception dans deux contextes totalitaires de part et d'autre du rideau de fer. D'une part, une analyse critique de la Biennale de Paris par la presse polonaise du tournant des années 1950-1960 permettra de positionner cet événement par rapport au climat politique fluctuant de la période et aux débats locaux sur le statut de l'art moderne. D'autre part, l'étude de l'interaction entre les institutions franquistes, les artistes et la Biennale aidera à comprendre la position de cet événement (et son instrumentalisation) dans le contexte des politiques culturelles du régime aussi bien que dans celui de la montée des mouvements hostiles à la dictature et des luttes pour la construction de l'art moderne en Espagne.

Cette séance aura lieu en anglais.

Intervenants

  • Paula Barreiro-López (université de Barcelone)
  • Agata Pietrasik (université libre de Berlin)
  • Piotr Słodkowski (Académie des beaux-arts de Varsovie)

À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui.

L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle accueillit, les nombreuses transformations qu’elle subit au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ?

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

12 juin 2018 - 17h-20h

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre