Regards critiques, regards idéologiques : autour des participations de la Bulgarie et des deux Allemagnes à la Biennale de ParisSéminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Luben Dimanov, Bêcheuse, Lithographie, 65 x 40 cm. Page du catalogue de la ІІІe Biennale de Paris, 1963, n.p.

Cette séance aborde les écarts et les tensions entre réception critique et réception idéologique au sein de la Biennale de Paris. Dans le cas de la participation bulgare à la Biennale de Paris de 1959 à 1969, qui correspond à la période des représentations étrangères nationales, les divergences apparaissent inévitables. L’hypothèse d’une mission politique de la biennale artistique s'avère impossible. Dans celui des deux Allemagnes, si la RDA ne participe à la Biennale de Paris qu’à partir de 1975, la rivalité entre les deux pays n’en est pas moins sensible, en creux, dès les premières éditions où seule la RFA est présente. Le choix des commissaires, la sélection des œuvres, les propos tenus dans le catalogue livrent une histoire politique de ces expositions diplomatiques.

Intervenants

  • Irina Genova (NBU/Institut d’histoire de l’art, Sofia)
  • Julie Sissia (chercheuse associée, Centre d’histoire de Sciences Po)

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À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites et à susciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui.

L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle accueillit, les nombreuses transformations qu’elle subit au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ?

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel

 Comité scientifique

  • Mathilde Arnoux (Centre allemand d’histoire de l’art)
  • Paula Barreiro-López (Universitat de Barcelona)
  • Jérôme Bazin (université Paris-Est Créteil Val de Marne)
  • Nathalie Boulouch (université Rennes 2)
  • Pauline Chevalier (université de Besançon/INHA)
  • Elitza Dulguerova (INHA)
  • Catherine Gonnard (Institut national de l’audiovisuel)
  • Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky, Centre Georges-Pompidou)
  • Antje Kramer-Mallordy (université Rennes 2)

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

10 avril 2018 - 17h-20h

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre