Crossing the divide? Eastern European artists at the Paris BiennialSéminaire « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris »

Endre Tot, My Rain, Your Rain, c.1971. Carte postale photocopiée.

As recent historiography has pointed out, Cold War ideological antagonisms were not truly reflected in the cultural sphere, while numerous artistic exchanges and circulations took place across the Iron Curtain. This seminar will address the participation of artists from socialist states of Eastern Europe at the Paris Biennial, focusing on the groundbreaking Section des Envois coordinated by Jean-Marc Poinsot in 1971, and the 1977 edition of the Biennial, which saw a significant number of non official performance artists included, discussing Eastern European contributions to the manifestation and their reception in an international context. From a broader perspective, it will consider the implication of such participation and its consequences on the reading of Eastern European experimental art and its (self-)identification.

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Comme le montre l’historiographie récente, les antagonismes idéologiques de la Guerre Froide ne se reflétaient pas à l’identique dans la sphère culturelle, où les échanges et circulations artistiques franchissaient souvent le rideau de fer. Cette séance portera sur la participation d’artistes des pays socialistes est-européens à la Biennale de Paris, en particulier lors de l’innovante Section des Envois initiée par Jean-Marc Poinsot en 1971 et lors de l’édition de 1977, marquée par la présence de nombreux artistes non officiels travaillant la performance. En plus de réfléchir aux contributions est-européennes à la Biennale et à leur réception dans un contexte international, il s’agira d’ouvrir le débat aux significations de telles participations ainsi qu’à leurs effets sur l’interprétation de l’art expérimental d’Europe de l’Est et son (auto)identification.

Intervenants

  • Juliane Debeusscher (Universitat de Barcelona)
  • Klara Kemp-Welch (The Courtauld Institute of Art)

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À propos du séminaire

Ce séminaire ouvert à tous s’inscrit dans un programme de recherche sur la Biennale de Paris (1959-1985) initié par l’INHA qui vise à rendre numériquement accessibles ses fonds d’archive dispersés entre plusieurs sites et à inciter une réflexion sur cette manifestation et ses significations aujourd’hui.

L’objectif du séminaire est double. D’une part, mieux connaître l’histoire de la Biennale de Paris, les enjeux de sa création, la variété des arts qu’elle accueillit, les nombreuses transformations qu’elle subit au fil des années. De l’autre, réfléchir aux défis qu’une biennale en tant qu’objet d’étude historique pose à la recherche : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer les problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ?

En partenariat avec la Bibliothèque Kandinsky (Centre Georges-Pompidou), les Archives de la critique d’art (Rennes) et l’Institut national de l’audiovisuel

 Comité scientifique

  • Mathilde Arnoux (Centre allemand d’histoire de l’art)
  • Paula Barreiro-López (Universitat de Barcelona)
  • Jérôme Bazin (université Paris-Est Créteil Val de Marne)
  • Nathalie Boulouch (université Rennes 2)
  • Pauline Chevalier (université de Besançon)
  • Elitza Dulguerova (INHA)
  • Catherine Gonnard (Institut national de l’audiovisuel)
  • Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky, Centre Georges-Pompidou)
  • Antje Kramer-Mallordy (université Rennes 2)

Voir le programme complet du séminaire

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Informations pratiques

21 novembre 2017 - 17H-20H

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre