L'invention photographique du Caire historique : jalons, raisons, leçons

eniamino Facchinelli, Vue de la mosquée Qaytbay au Caire, in Raccolta artistica di fotografie sull’architettura araba, ornati ecc. dal XII° al XIII° secolo (1887), bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques-Doucet

À l'occasion de la présentation en salle Roberto Longhi, du 21 avril au 8 juillet 2017, de l'exposition consacrée aux vues du Caire du photographe italien Beniamino Facchinelli (1839-1895), ce colloque se propose de revenir sur les multiples entreprises photographiques qui se sont vouées à l’inventaire des richesses artistiques du Caire ancien par le biais du nouveau medium. La photographie topographique n’est certes  pas née au Caire, mais la cité des Fatimides et des Mamelouks en a été l’une des grandes capitales, aux côtés de Rome ou de Paris. Cette riche iconographie aurait par là-même contribué à la « médiévalisation » de la ville dans les représentations contemporaines, c’est-à-dire à la fixation d’un stéréotype visuel éloigné de la réalité urbaine de la capitale égyptienne. Outre la théorie critique, l’archéologie s’est également intéressée à ces images pour documenter l’histoire des bâtiments photographiés. Plus rares sont les travaux dédiés à l’histoire même de ces corpus visuels, à leurs modes de constitution et de diffusion. La rencontre ambitionne de revenir sur quelques grands jalons et raisons de ces opérations de photographie topographique, que la motivation en ait été commerciale, documentaire, artistique ou architecturale. Elle s’intéressera à la circulation des images produites ainsi qu’à leurs usages, de la création architecturale ou ornementale à l’édition de livres illustrés. Elle évoquera enfin les enseignements que peut livrer aujourd'hui cette imagerie historique sur la physionomie architecturale et urbaine du Caire historique et sur sa vie sociale.

En partenariat avec la Bibliothèque nationale de France

Intervenants

  • Sylvie Aubenas (Bnf)
  • Dina Bakhoum (université Panthéon-Sorbonne et AUC, Le Caire)
  • Thomas Cazentre (Bnf)
  • Jérôme Delatour (INHA)
  • Ezio Godoli (Università degli Studi di Firenze, Florence)
  • Ella Ravilious (V&A, Londres)
  • Estelle Sohier (université de Genève)
  • Harald R. Stühlinger (ETH, Zurich)
  • Mercedes Volait (Laboratoire InVisu CNRS / INHA)

Comité scientifique

  • Sylvie Aubenas (Bnf)
  • Mercedes Volait (Laboratoire InVisu CNRS / INHA)

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Informations pratiques

17 mai 2017 - 10H-18H

Galerie Colbert, salle Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre