La Nuit des idées 2020 à l'INHA

Mary Beth Edelson Goddess Head (Calling Series) 1975 Silver gelatin print Courtesy the artist and David Lewis, New York

Au cours d’une soirée exceptionnelle, qui aura lieu dans la prestigieuse salle Labrouste de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, l’INHA propose d’ouvrir le débat sur le thème « Être vivant : L’art et les métamorphoses ».

Qu’on l’envisage en termes artistiques, mais également biologiques ou métaphysiques, du microcosme au macrocosme, le vivant est fondamentalement métamorphoses : mutations, contaminations, passages, hybridations. L’art, en tant que producteur de formes et de sens en devenir permanent - en tant que lieu par excellence de l’intermédiaire - est, à cet égard, un catalyseur privilégié de pensée et d’action. Il peut nous permettre d’envisager avec plus d’acuité et d’intensité les métamorphoses majeures qui bouleversent aujourd’hui, à l’heure de l’anthropocène, notre perception et nos définitions du vivant.

Comment les artistes peuvent-ils nous aider à cartographier les territoires physiques et symboliques en mouvement perpétuel sur et avec lesquels nous évoluons, la plupart du temps sans nous en rendre compte ? Comment, malgré son urgence, ne pas céder au vertige produit par une refonte des grandes classifications qui structurent le vivant ?

En compagnie d’artistes et d’historiens de l’art, mais également de musiciens, de scientifiques, d’écrivains et de philosophes, nous tenterons d’éprouver et de penser ensemble cette obscure évidence que constitue notre appartenance commune au monde des vivants, en opérant une traversée oblique de l’histoire de l’art, de l’archéologie à l’art le plus contemporain. Des relations entre les différents acteurs de l’organisme-monde (des rapports de l’humain au non-humain jusqu’aux questions de genre) à la remise en cause du concept désormais problématique de « nature », du mythe de Pygmalion (rendre l’art vivant) au bio-art (créer avec le vivant), le but de cette soirée est bien de donner à voir, mais également à entendre, à sentir et à penser le bruissement infini des formes de vies et des connexions plurielles entre les êtres : leur plasticité, leur fragilité, leur créativité. De nous rendre ainsi, à tous égards, plus divers, plus sensibles - donc plus vivants.

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Informations pratiques

Jeudi 30 janvier 2020- 19h-00h30
Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, salle Labrouste
58, rue de Richelieu
75002 Paris

Accès libre et gratuit dans la limite des places disponibles.
RSVP : rsvp @ inha.fr