Pierre-marie Sallé

Fonction Chargée d’études et de recherche

Structure DER

Pierre-Marie Sallé

Pierre-Marie Sallé est chargé d'études et de recherche à l'INHA au sein du domaine "Histoire de l'art du IVe au XVe siècle" depuis octobre 2015. Il est associé au programme "Ontologie du christianisme médiéval en images" et aux journées d'étude "Autour de l'objet médiéval", programme en collaboration avec le musée de Cluny.

Après l'obtention du diplôme de premier cycle, il obtient le diplôme d'études supérieures de l’École du Louvre avec pour sujet de monographie "Les aménagements liturgiques contemporains dans les édifices classés au titre des monuments historiques. Étude des cas de la primatiale de Lyon et de la cathédrale de Soissons" sous la direction d'Isabelle Pallot-Frossard, directrice du Laboratoire de recherche des monuments historiques. Il obtient ensuite le diplôme de recherche appliquée de l’École du Louvre, avec pour sujet "La restauration des monuments historiques de l'Aisne méridionale face à la première guerre mondiale (1905-1939)", sous la direction de Françoise Hamon, professeur d'histoire du patrimoine (École du Louvre - Paris IV).

Doctorant en histoire de l'art moderne et histoire des religions à l’École pratique des hautes études sous la direction de Daniel-Odon Hurel (CNRS - LEM),  il prépare actuellement une thèse sur "les abbatiales de la congrégation monastique bénédictine de Saint-Maur : restaurations, reconstructions, aménagements liturgiques (1618-1791)". Les mauristes sont connus pour leurs travaux d'érudition littéraire et historique. Ils ont été également les constructeurs d'importants ensembles conventuels s'insérant dans le grand mouvement de l'architecture "à la française" des XVIIe et XVIIIe siècles. On connaît moins leur œuvre de conservation et de restauration des anciennes abbatiales médiévales dont ils reçurent la charge en réformant près de 200 abbayes en France. Ils ont parfois reconstruit ces églises. Réformateurs dans la lignée du concile de Trente, mais également historiens, ces moines ont préservé un patrimoine ancien tout en adaptant le lieu de culte aux nouvelles exigences liturgiques. Ce travail veut donc interroger la valeur qu'ils accordaient à ces édifices, et ce qui en motiva la conservation ou la reconstruction. Il  s'interrogera aussi sur leur position entre tradition liturgique et renouveau tridentin dans le réaménagement des chœurs de leurs abbatiales.