Marie-anne SARDA

Pensionnaire

Fonction Conseiller scientifique

Structure DER

Téléphone 8972

Après des études d’histoire de l’art et de lettres modernes à l’Université Paris IV-Sorbonne et à l’Institute of Fine Arts de New York (Fulbright Program), Marie-Anne Sarda est reçue au concours territorial de conservateur du patrimoine en 1988, filière Musées.

Ses postes successifs au musée Mallarmé (Ile-de-France), à la tête du monastère royal de Brou (Rhône-Alpes) et en charge de l’Inventaire général du patrimoine culturel (Centre-Val de Loire) l’ont non seulement familiarisée avec l’ensemble des métiers de la chaîne patrimoniale mais l’ont aussi confrontée à des patrimoines très divers, allant de l’architecture de la fin du Moyen Âge (Brou, 2009 et 2006) à l’art contemporain (Jean-Marc Cerino, 2008 ; Marc Couturier, 2005) en passant par les arts décoratifs des XVIIIe et XIXe siècles (Vielleux, 2008 ; Service Rousseau, 2001), le livre illustré (Bonnard et Vuillard sous le regard de Mallarmé, 2000 ; Edmond Deman, 1999) ou encore la peinture (Gustave Moreau, 2004 et 1993).

Commissaire de nombreuses expositions, ses recherches et publications, par exemple dans le domaine du vitrail contemporain (La création de vitraux dans les abbayes cisterciennes, 2015 et 2012 ; Noirlac, 2011), l’ont conduite à s’intéresser plus particulièrement à la collaboration entre artiste et artisan, et au dialogue entre création contemporaine et patrimoine. Soucieuse de développer la connaissance de la culture matérielle, elle a entrepris depuis 2015 des recherches interdisciplinaires sur l’histoire des colorants d’origine végétale et animale en France depuis la fin du XVIIIe siècle.

Elle rejoint l’INHA en 2017 en qualité de pensionnaire dans le domaine des « Arts décoratifs, design et culture matérielle » avec comme missions de suivre et de contribuer aux travaux menés avec le GIS « Apparences, corps & sociétés » (Rennes), de travailler sur la collection de périodiques mode et textile de la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1920 de la bibliothèque, et d’élaborer un référentiel sur les colorants textiles en France entre 1850 et 1914.