Pratiques de l'histoire de l'art

« Histoire et Pratiques de l’histoire de l’art » est le domaine dédié à l’historiographie et aux différentes approches et méthodes de la discipline, développées de sa construction à l'époque moderne et jusqu'à ses développements encore exploratoires. Ses programmes s'attachent aux conditions sociales, institutionnelles et intellectuelles de l’écriture de l’histoire de l’art aussi bien qu’aux objets et aux corpus (matériels, théoriques, sociaux) qui fondent son existence. Ils visent encore les fonctions socioculturelles d’une discipline dont l’extension – qu’il soit définie comme beaux-arts, arts plastiques », culture visuelle, etc. – est, plus que tout autre, partagé.

Né en 2012, le domaine « Pratiques de l'histoire de l'art » reformule et réoriente le périmètre du précédent « Histoire de l'histoire de l'art ». L'historiographie a joué un rôle fondateur et identitaire dans la décennie suivant la naissance de l'institution ayant pour mission de représenter et soutenir l'histoire de l'art en France, et incité au développement d'un champ d'études alors émergeant dans ce pays. Le retour critique sur les origines de la discipline, ses traditions intellectuelles et ses figures tutélaires, occupait une place privilégiée dans son projet scientifique. Philippe Sénéchal, alors conseiller scientifique de ce qui s'intitulait alors un "axe", et Claire Barbillon, en tant que pensionnaire, avaient ainsi imaginé un triptyque prosopographique retraçant les premiers développements de l'histoire de l'art en France, depuis la naissance, au XVIe siècle, d'un discours pluriel sur l'art et les antiquités, jusqu'à sa maturation après 1789, et jusqu'à son épanouissement et sa diversification méthodologique au XXe ; le Dictionnaire critique des historiens de l'art constituait la pierre fondatrice de cette orientation. Elle s'est depuis considérablement élargie : au-delà des seuls acteurs de la discipline, le domaine s'est attaché aux fondements politiques et idéologiques des grands récits historiques sur l'art, autant qu'à l'exploration des limites d'un champ envisagé comme une praxis davantage que comme un statu quo. Les effets de son extension à des objets que l'on aurait autrefois considérés comme étrangers ont alimenté ses plus récents développements, sans que soient pour autant négligés ses programmes historiques.

Frédérique Desbuissons, conseiller scientifique, responsable du domaine (2012-2016)                                                                                         

Programmes en cours

Programmes clos

    • Histoire de l'art et cultures de table

      D’après Abraham Bosse, Le Goût, France, XVIIe siècle. Tours, musée des Beaux- Arts

      Cette programmation propose de souligner et promouvoir les apports de l’histoire de l’art, de l’architecture, des arts décoratifs et des études visuelles à l’étude de la table.

    • Histoire sociale de l’art, histoire artistique du social

      Philippe Mercier, The sense of sight
    • L'objet de la nature morte

      Jean-Baptiste Oudry, Nature morte au buste de l’Amérique, château de Versailles, Grand Trianon,  appartements du Dauphin et de la Dauphine, salle des gardes, 1722, Château de Versailles/Jean-Marie Manaï.

      La nature morte, longtemps délaissée par l'historiographie, fait, dans ce programme de recherche, l'objet de nouvelles approches.

    • Les enjeux de nation dans le discours sur l'art, 1900-1950

      Couvertures des programmes des journées d'études de ce programme de recherche
    • Qu’est-ce que les études de genre font à l’histoire de l’art ?

      É. Vigée-Lebrun, La Paix ramenant l’Abondance © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Daniel Arnaudet

      L'INHA s'associe au musée du Louvre pour accompagner et valoriser le récolement des œuvres et objets d'art produits par des femmes figurant dans ses collections. Ce séminaire de recherche et le cycle de conférences qui en constitue le volet grand public, tire le bilan d’un demi-siècle d’études de genre en histoire de l’art.