Céramique italiote en réseauProgramme clos

Cratère à volutes italiote avec Persée délivrant Andromède, détail.  Placé dans le Groupe du Peintre de Sisyphe (CVA Getty , 4, p. 11), réattribué au Peintre A des Carnéia (MEFRA, 114, 2002). Auparavant au Getty Museum. Restitué à l’Italie en 2007, aujourd’hui au Musée National Archéologique de Tarente. Mary Harrsch, Mixing Vessel (1), 8 octobre 2006 via Flickr, Creative Commons Attribution

Ce programme, créé fin 2014, vise à donner une nouvelle impulsion aux études sur la céramique italiote grâce à l’organisation de rencontres thématiques (séminaire annuel avec le Centre Jean Bérard) et à la conception d’une plate-forme documentaire collaborative qui permettra, entre autres, d’agréger les ressources existant sur le web, projet international pour lequel un financement est recherché.

Le champ d'études, un des plus prometteurs actuellement non seulement pour la recherche sur tous les aspects de la céramique antique, mais aussi pour une approche dynamique de l’histoire de la Grande Grèce, est en effet affecté par la dispersion et l'absence de concordance des publications, et par le manque criant de ressources centralisées ou interopérables aussi bien sur les vases de collections que sur le matériel archéologique. L'activité du marché de l'art n'est pas non plus recensée. Les données contenues dans les ouvrages irremplaçables d’Arthur Dale Trendall, dont le dernier a été publié en 1992, sont aujourd’hui encore largement utilisées bien que, pour au moins un quart d’entre elles, dépassées ou inexactes : l’activité archéologique, le transfert de matériel de fouilles, les restitutions d’objets illégalement acquis, les réattributions, l’exploration des archives, les nouvelles restaurations et l’essor considérable de la bibliographie ont en effet changé le paysage en profondeur.

Plusieurs actions sont entamées ou envisagées dans le cadre du programme, dont une coopération avec la Trendall Archive de Melbourne et le programme Lucanie antique de l’Université de Paris I, pour la réalisation d’une nouvelle base de données interopérable, la création d’un blog de veille sur le marché des antiquités ainsi que le soutien à des programmes de recherche sur l’histoire des collections (projet Rubi Antiqua, hébergé par l’UMR ANHIMA, et dont les données sont saisies sous Agorha).

Equipe INHA

  • Martine Denoyelle, conseiller scientifique

Partenaires

  • Centre Jean Bérard, Naples.
  • UMR ANHIMA 8210 (Projet Rubi Antiqua)