Emmanuelle PolackBoursière de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (2012-2014)

Biographie

Emmanuelle Polack est doctorante en histoire de l'art à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et lauréate de la bourse octroyée par la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Elle est également responsable des archives du musée des Monuments français au sein de la Cité de l'architecture et du patrimoine.

Bibliographie

  • Emmanuelle POLACK, « The Matisse of the Paul Rosenberg's collection in the storm of World War 2 », dans German Sales Workshop, Getty, Los Angeles, 2014 (à venir).
  • Emmanuelle POLACK, « Exemple de traçabilité d'une œuvre d'art spoliée pendant la Seconde Guerre mondiale », dans Actes de Colloques « Bilan des actions publiques en France et perspective suite aux conclusions de la mission d'information parlementaire sur les œuvres d'art spoliées par les nazis » Sénat, Paris, 2014 (à venir).
  • Emmanuelle POLACK, Anne LISKENNE et Alain PREVET, « Heurs et Malheurs du Front de l'art », dans édition critique du Front de l'art de Rose Valland, Paris, RMN-GP, 2014.
  • Emmanuelle POLACK, « Mystérieux Hildebrandt Gurlitt », L'Histoire n°395, janvier 2014.
  • Emmanuelle POLACK, « Le peintre, la danseuse et le nazi », L'Histoire n°386, avril 2013.
  • Emmanuelle POLACK, Philippe DAGEN, Les Carnets de Rose Valland, Lyon, Fage, 2012.

Projet de recherche

La thèse d'Emmanuelle Polack, dirigée par Philippe Dagen, s'attache à analyser les paradigmes du marché de l'art à Paris en période de guerre sous contrôle d'un État collaborationniste. Le fait est indéniable, le marché de l'art à Paris pendant cette époque est florissant. Les transactions d'œuvres d'art deviennent, en cette période de forte inflation, une des valeurs refuges. Les tableaux, que l'on préfère de petite taille, représentant des paysages ou bien des silhouettes de femmes, font florès dans les circuits traditionnels de la vente des œuvres d'arts, que ce soient les galeries, les salons, ou bien encore les maisons de vente. L'euphorie du marché de l'art sous l'Occupation est aussi le reflet d'un afflux massif de marchandises, dont certaines peuvent être issues des spoliations artistiques des personnes de confession juive ou de tout autre opposant au IIIe Reich. Le nœud d'exploration se place volontairement sur cette question. Les recherches sont conduites dans de nombreux fonds d'archives en France, en Allemagne comme aux États-Unis.