Monica NARETTOChercheuse invitée ( juillet - août 2017)

Biographie

Monica Naretto, architecte depuis 2008 est chercheuse confirmée en Restauration à  l’Université Polytechnique de Turin (Politecnico di Torino, Dipartimento di Architettura e Design), où elle enseigne la conservation-restauration dans les cours des Maîtrises et de DEA. Elle a obtenu l’Habilitation nationale comme professeur associé dans le domaine « Restauration et Histoire de l'architecture » (Italie, 2015). Après un DEA en Histoire, analyse et évaluation de patrimoines architecturals et de paysages culturels (Politecnico di Torino, 1998) elle a complété sa formation scientifique par un Doctorat (Politecnico di Torino, 2002), sur I Bertola. Una famiglia di professionisti alla Corte sabauda tra Sei e Settecento, dir. Vera Comoli, Costanza Roggero Bardelli). Ses principales recherches portent sur l’histoire et la théorie de la sauvegarde et de la restauration entre le XIXe et le XXe siècles, et sur la conservation du patrimoine architecturale et des ensembles urbains historiques.

Bibliographie sélective

  • Charles Buls et la restauration. Anthologie critique / Charles Buls e il restauro. Antologia critica, coll. «Nuova Serie di Architettura», Franco Angeli, Milan, 2016 et 2013 ; ebook et volume.
  • L'abbaziale di Santa Fede a Cavagnolo Po, avec C. Devoti, coll. «Architettura dei Monasteri in Piemonte», L’Artistica Editrice, Savigliano, 2015 ; volume.
  • Studi e ricerche per il sistema territoriale alpino occidentale, avec C. Devoti et M. Volpiano, coll. «Documenti», ANCSA Associazione Nazionale Centri Storico Artistici ANCSA, Gubbio, 2015 ; volume dir.
  • Arte di Conservare / Conservare con l'Arte. Castello, villa, villeggiature d'artisti a Rivara, avec M.A. Giusti, ETS, Pise, 2014; volume dir.
  • Patrimonio architettonico e rischio sismico. Un percorso tra conoscenza e obiettivi di conservazione, avec R. Ientile, coll. «Arch&tipi», Celid, Turin, 2013 ; volume.
  • Le matrici del paesaggio culturale. Identità e memoria di un borgo alpino: Thures in Alta Valle Susa, avec R. Ientile, coll. «Dentro l’Architettura», Celid, Turin, 2012 ; volume.
  • Ordine e Sanità. Gli ospedali mauriziani tra XVIII e XX secolo: storia e tutela, avec C. Devoti, Celid, Turin, 2010; volume.
  • Conservare per il paesaggio. Recupero del patrimonio nelle Valli Orco e Soana, avec R. Ientile, coll. «Temi per il paesaggio» Regione Piemonte, L’Artistica Editrice, Savigliano, 2006, volume.

Projet de recherche

«Culture de la restauration dans le milieu viollet-le-ducien. La conduite des chantiers de Victor Ruprich-Robert»

Les célébrations nationales et internationales de 2014 ont focalisé l’attention sur l’œuvre d’Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc. Au-delà des nombreux évènements, expositions, ouvrages scientifiques et publications grand public, on assiste à la production de recherches scientifiques passionnantes dédiées à de multiples aspects de son œuvre. Le projet, en s’inscrivant dans ce mouvement, vise à analyser un acteur très actif dans le milieu viollet-le-ducien : l’architecte Victor Marie Charles Ruprich-Robert (restaurateur, historien de l’art, 1820-1887). Son travail théorique, si bien que pratique, est documenté par de vastes sources d’archives encore inexplorées. Le but de la recherche est l’intégration de ces données et ses chantiers. La personnalité de V. Ruprich-Robert est liée à celle d’E. E. Viollet-le-Duc soit par le biais des chantiers de restauration des monuments historiques, soit par celui de l’enseignement, notamment des arts décoratifs. Suppléant de Viollet-Le-Duc à l'École Nationale et Spéciale de Dessin, pour le Cours d’Histoire et de composition de l'ornement dès 1843, projeteur fécond de bâtiments ex novo, c’est surtout sa conduite des nombreux et grands chantiers de restauration – dans le milieu direct ou indirect de Viollet-le-Duc – que ce projet veut découvrir. À partir de l'analyse critique des sources archivistiques et bibliographiques disponibles, la prospection scientifique sonde la conduite des ses chantiers selon une méthodologie qui aspire à mettre en évidence le côté matériel, humain et social du chantier, en clarifiant les choix interprétatifs ou conservatifs, mais, surtout, l’approche anthropologique. La mise en œuvre des matériaux et des techniques, les rapports avec les commanditaires et les entrepreneurs, les administrateurs et les conservateurs, afin d’offrir une vision – plus large et collective – des enjeux inhérents aux travaux de restauration, par rapport à la conduite viollet-le-ducienne.